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Tome second.
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222 Relations.

La curiosité de savoir ce que c’étoit, nousfit avancer. Tout le bas étoit plein de Peu-pie, & les fenêtres étoient remplies de per-sonnes de qualité. Nous y connûmes l’undes Principaux de la Ville qui nous fit entrerauísi-tót dans le logis. Dans la chambre oùil étoit, nous apprîmes qu’effectivement onalloit brûler d’Affouci pour un crime qui esten abomination parmi les femmes. Danscette même chambre nous trouvâmes ungrand nombre de Dames qui, à ce qu’onnous dit, étoient les plus galantes, les plusqualifiées, & les plus spirituelles de la Ville.A leurs petites mignardises, à leur parlergras , & a leurs discours affectez, nous crû-mes bien-tôt que c’étoit une assemblée dePrécieuses de Montpellier. Mais quoi qu’el-les fissent de nouveaux efforts, à cause denous, elles ne paroiffoient que des Précieusesde campagne, & n’imitoient que faiblementles nôtres de Paris. Elles se mirent exprèsfur le chapitre des beaux esprits pour nousfaire voir ce qu’elles valoient par le commer-ce qu’elles ont avec eux. II se commençadonc une conversation assez plaisante:

Les unes dìfoient que MénageAvoìt L air U Fejfrrit galant ;

Que Chapelain n’étoit pas sage tQue Cojtar n’étoit pas pédant.

Les autres croioient ScuderyVn homme de fort bonne miné ,

Vaillant , riche , U toujours bien mit,

Sa Sœur une Beauté divine,

Et Pelijson un Adonis .

Elles en nommèrent encore une très-gran-tìe quantité dont il ne nous souvient plus.

Apres