230 Relations.
C'ejî ce Paul dont PexpérienceGourmande la Mer U le Vent ,
Vont le bonheur U la vaillanceRendent formidable la FranceA tous les Peuples du Levant.
II nous régala dans fa Caflìne, propre, &si bien entendue, qu’elle nous sembla un pe-tit Palais enchanté. Nous n’avions trouvéjusques-là que des Oliviers de médiocre gran-deur, lorsque la curiosité d’en voir de groscomme des Chênes nous fit aller jusques à Ibè-res. Que ce lieu nous plût! Qu’il est char-mant ! & quel séjour seroit-ce que Paris dansun tel climat!
Que c’ejî avec plaisir qiìaux moisSi fâcheux en France U Jl froids,
On ejì contraint de chercher P ombreDes Orangers , qu'en mille endroitsOn y voit fans rang U fans nombreFormer des forêts b des bois !
Là jamais les plus grands HyversJS’ont pú leur déclarer la guerre.
Cet heureux coin de P Univers
Les a toujours beaux , toûjours verds ,
Toujours fleuris en pleine terre.
Que ces Orangers nous donnèrent de mé-pris pour les nôtres, dont les plus conser-vez & les mieux gardez ne doivent pas être,en comparaison, appeliez des Orangers:
Car ces petits nains contrefaits ,
Toujours tapis entre deux ais,
Et contraints fous des casemates ,
21 e font , à bien parler , que vraisEt misérables culs-de-jattes.
Nous