Relations. 237
Nous sommes assez près du Rivage d’AfriqueVers les lieux Fortunez de la Mer Atlantique,Et cette Isle agréable ejì fIsle de F Amour,
A qui chaque Mortel rend hommage à son toursLes jeunes, les vieux, les Sujets, gs? lesPrinces,
Pour voir ce lieu charmant ont quitté leursProvinces ;
Ici bas tôt ou tard , tout ce qui fut jamais,
A borné dans ce lieu ses plus ardents souhaits ;Par cent chemins divers on aborde en cette Isle,Et de tous les cotez l’accès en efl facile sLes Grâces, F Agrément, les Attraits, la Beauté,Ont tous les Ports commis à leur fidélité >
Et lançant à propos les traits qu’Amour leurdonne,
De leurs aimables bords il n’écbappe personne.
Pendant que cet homme nous instruisoitainsi, nous approchâmes toujours de l’Isle,& quand il eut fini, nous étions fi près quenous distinguions les objets.
En ce lieu la Mer ejì paisibleComme le plus petit Ruisseau >•
Un doux Zéphir presque insensible,Effleurant le dessus de Feati,
Fait entendre un fi doux murmure,
En se jouant avec les flots,
Que F on diroit que la NatureS’y repose elle - même en donnant du repos :De mille belles fleurs tous les bords font rem-plis ;
Les Jasmins, les Oeillets, les Roses U les LitEtalent à Fenvì leurs beautez nompareilles,
Et ne font de ce lieu que les moindres mer-veilles.