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En effet le long de ces bords l’on volt uneinfinité de belles choses ; les Beautez, & lesAttraits, les Agrémens, & les Grâces s’y pro-mènent : mais ce qui me surprit, fut de voirdes vieilles, & des laides qui accompagnoientles Agrémens. Le même homme qui nousavoit instruits du nom de l’isle , voyant monétonnement me dit ;
Amour avec ses traits veut blesser tout le monde,Et comme il ejl le plw puisant des Rois ,Reconnu dans les Cieux , Jur la Terre, & fur■ l’Onde,
Sous différons objets il donne mêmes Loix,
Et pour se vanger quelquefoisD’une trop longue indifférence,
II fait remarquer fa puissanceEn attachant nos cœurs par un indigne choix.
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Durant qu’il me parloit ainsi , je m’arrêtai àconsidérer avec une attention qui ne m’étoit
Î >as ordinaire , une Fille qui se promenoir sure Rivage de cette Isle: Elle étoit au milieudes Beautez & des Grâces, & terniffoit leurlustre par l’éclat de son beau visage. Je vousavoue qu’elle me surprit d’abord ;
Car tout ce qu’a d’appas la brillante Jeunesse,Tout ce qui peut d!un cœur attirer la tendres'e,La Fraîcheur , /’ Embonpoint , la douce Ma-
Usé,
Te la bouche du teint la charmante beaute,Tes Roses U des Lis le mélange agréable ,Rendoient de ses beaux yeux le charme inévi-table.
Cependant dix ou douze petits bateaux sedétachèrent du Rivage, ils étoient tous pa-rez de belles fleurs, les cordages étoient de
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