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Nous voguions cependant accompagnez deconcerts, & couverts de fleurs, & en peu detems nous abordâmes.
En abordant à terre , une belle Déesse ,
Et des Esprits senfiz la prudente Maîtresse,La Raison dont lesyeux Jont f vifs & perçant,TPune puissante voix arrête les passant ;
Elle occupe Ventrée , Çs défend le pajsage ?striais let Sent éblouit nous cachent son visage.Et seule dant ce lieu contre tant d'ennemisAux ordres de fa voix personne n'es soumis.
Aussi je passai fans écouter ses discours, &je courus avec grande impatience vers le lieuoù étoit la charmante personne , qui m’avoitengagé d’aller en Amour : mais en approchant,un homme que je vis auprès d’elle, me glaçade crainte par un de ses regards. II étoitgrand , & de bonne mine ; mais fort sérieux,& fort grave ; ses yeux étoient modestes, &son regard étoit fort soûmis, & il tenoit enme regardant un doigt fur la bouche. UneFille l’accompagnoit, qui marchoit fur ses pas :elle faiíoit les mêmes gestes, & les mêmesdémarches que lui, regardant toujours autourd’elle. Un petit Amour, qui se donna dèsce tems-là à moi pour m’accompagner dan»ce Voyage, & pour m’inítruire, me dit:
Celui que tu vois f sévère.
Es le Rejpecl Fils de VAmour ,
11 a l'Esime pour sa Mère;
II a beaucoup d!amis dans cette auguste Cour;Ceux qui ne veulent pas s'attacher à lui plaire ,Este plaisent pas souvent aux Beautez de ceslieux ;
Tour lui faire la Cour , il ne faut quese taire ,Et même retrancher le langage des yeux.
Cette