2s6 Relations.
Et dans Pennui qui me pojféde,
Efe pouvant vivre, il faut mourir:
Tous tes plaisirs font morts, mon Cœur, lubelle Aminte
A pour jamais quitté ces lieux :
Cessons de murmurer, abandonnons la plainte,Et renonçons à tout en perdantjes beaux yeux.Loin de ce bel objet , qui fait toute ma ]oié,Eloigné de ses yeux, qui font tous mes plaisirs,Mon ame demeure la proieDe cent inutiles désirs :ll ne me refe rien d’une fiamme Ji belle,
Que des regrets ff des ennuis ,
Et de mes tristes jours la langueur trop mortelleMe plonge Jims recours en d’éternelles nuits :JJne trop longue absence efface enfin d'une ameLe cruel souvenir de ses tendres Amours :Mais las! Pour éteindre ma fiammeEn vain je cherche son secours ,
Elle m'ôte F Amour , sf F entretien d’Aminte,Elle tn'cn cte les douceurs,
Mais ses divins attraits dont je ressens Vatteinte.Me font toujours présens pour croître mes mal-heurs.
J’éprouvois ainsi les cruels maux que faitsouffrir l’Absence, & ne recevois autre conso-lation que celle qu’Amour trouvoit Pinventionde me faire tenir.
Mais je n’eusse pas long-tems vécu, si en-fin Aminte s’étant débaraílee du Devoir, nem’eût rappelle de mon exil.
J’oubliai en un moment toutes mes peinespassées, & courus la revoir avec toute l’itn-patience d’un Amant Mais je n’en fus pasplus heureux ; car je la trouvai dans un lieuoù jamais l’on n’a eu de repos.
Là cba -