Relations. 267
grâce ; peut-être qu’un jour vous aurez besoinde la même consolation que je vous demande.
Le second Voyage de t hie d'Amour,
A L Y C I D A S.
malheurs font finis, cher Lycidas, &
s’il n’y a que l’Amour qui me mette auTombeau, je ne crois pas mourir jamais : de-puis ma dernière Lettre mon humeur est bienchangée, & quoi que j’aie tout sujet de melouer de s Amour clans mes dernieres avan tu-rcs , je l’abandonne néanmoins pour toujours,
Je ne suis plus Amant que de la belle gloire.Elle feule à présent occupe mes esprits,!
Et f ai banni de ma mémoireLes Amintes U les Iris.f ai goûté de t Amour les charmantes délices*Et ce Dieu fut toujours conforme à mes dejirs :
Si quelquefois il causa mes supplices ,
Ce fut pour augmenter ma joie £«? mes plaisirs,,Je ne tn’en repenspoint, j'en chéris la mémoire,Je vois avec plaisir le débris de nus feux :
Mais c’eji seulement à la GloireQue je veux désormais adresser tous mes vœux.
Vous vous étonnez peut-être, cher Lycidas,de m’entendre parler ainsi ; mais apprenez-enla cause en apprenant mes dernières avantures,qui vous divertiront assurément plus que lespremières; quoi que je ne songe plus à l’a-mour, je vous avoue que je fuis bien aise devous faire l’histoire de mes feux passez , j’enaime le souvenir, & mon cœur qui s’applau-dit en secret de mes conquêtes , trouve un
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