276 Relations.
Et potcr couronner tous ses charmes,
Elle avoit de fejjirit autant que de beauté.
Ces deux belles personnes me firent pren-dre à cette partie plus de plaisir que je n’avoisfait aux autres, & je me séparai d’elles avecdes scntimens bien différens de ceux que j’a-vois accoutumé d’avoir : je fus bien aise desentir quelque penchant dans mon cœur, maisje ne voulois pas aussi m’y abandonner en-tièrement , & d’un autre côté il me scmbloitétrange d’avoir deux inclinations; & je nepouvois comprendre comment on pouvoit ai-mer deux personnes ensemble & les servir,quand une Femme se présenta à moi qui étoitmagnifiquement vêtue. Elle avoit sur-toutobservé dans son habillement ce qui pouvoitrehausser fa beauté, elle étoit fort parée, &ne (àisoit pas une action qui pût déconcerterfa bonne grâce ; elle avoit le regard attirant,l’accueil fort agréable, & il scmbloit qu’ellecherchât à plaire à tout le monde, & qu’el-le en fit son capital; elle avoit une grandefuite, mais elle me caressa plus que les au-tres : vous connoissez bien aux marques queje vous en donne que c’étoit la Coquéterie,& vous ne vous étonnerez pas de ses caresses,
Í misque j’étois nouveau venu; aussi-tôt qu’el-e me vit, elle me parla ainsi,
CeJJì de f opposer à cette double ardeur.
Deux objets peuvent bien avoir place en ton cteur.Si P amour fait lui seul le bonheur de la vie ,Plus on ejì amoureuxEt plus on ejì heureux :
Reçois P amour d’Iries celui de Sihie,Encore ejì-ce bien peu de n'en avoir que deux.
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