Relations. 279
Je ne l’eus pas plútòt quittée, que rencon-trant Iris il m’en arriva de même.
Iris d'un regard feulementChangea mon amoureuse envie ,
Et f oubliai dans ce momentQui! fût au monde une Silvie.
J’en fis autant plusieurs jours de fuite, <Lcommençai alors à sentir quelque joie; j’ai-mois, & je n’en sentois aucune inquiétude;quand j’étois mélancolique, j’allois voir Iris,qui par la douceur de son esprit & sa langueurnaturelle, m’entretenoit agréablement dansl’humeur où j’étois; & quand je me sentoisl’ame portée à la joie, je courois chez Silvie ;
Pour me faire en amour un dejlin agréable;
Je ne pouvois pas mieux contenter mon désir ,J’avois trop peu d’amour pour Ure misérable,
Et j’en avois assez pour y prendre plaisir.
Après un assez long séjour dans Coqué-terie, cet Amour qui m’avoit été donné pourguide me voulut mener à Déclaration , je son-geai d’abord à mon premier voyage, quandle Respect me défendit d’y aller; j’alléguaicette raison, l’Amour Coquet se mit à rire enm’entendant parler, & me dit que le Respectne défendoit d’aller à Déclaration, qu’à ceuxqui ne savoient pas encore la belle maniéréd’aimer; & même que le Respect se mocquoitde ceux qui passant par Discrétion , alsoientfaire un chemin plus long de moitié que l’au-tre, & ajouta,
Sans déplaire au Refpeff , Tircis , on peut parler;Le moyen de guérir ton amoureuse flâme,
Sì tu ne veux pas révéler
A f objet