Relations L8r
Je poussai mille ardens soupirs:
Quand, je lui protejlai qu’elle en étoit la cause ,
C’ètoit mon ctmr qui me l’avoit diâlé ,
Et Ji quand près d’Jris je dis la même cbose,Je crus dans le moment dire la vérité.
Quand je parlai à Silvie elle feignit de neme pas croire, & sortit après par la Tolérance :pour Iris, elle n’en fit pas de même, ellesortit par le Refus, je la quittai alors, & sor-tant par la Tolérance après Silvie, après sa-voir un peu cherchée, je la trouvai dans unepetite Ville qui est fort agréable; elle n’estguères peuplée, mais les gens qui y fontvivent dans une grande union ; on ne se parleguères, & on s’entend à demi mot.
Ces là que les Jlmours mettent tout eu usageTour avoir chaque jour un secret entretien ,
Et que chacun a son langageOù les autres n’entendent rien.
En effet, il y a autant de différons langa-ges que de différentes personnes : cette Villese nomme Intelligence.
Inintelligence qui en est la Maîtresse, estune personne fort charmante pour ceux quila connoissent, & ennuye fort les autres;elle a infiniment d’esprit & connoît touteschoses, elle a mille secrets pour se faire en-tendre , & comprend en un moment tout cequ’on lui veut dire ;
En ce lieu , pour se satisfaireEt pour avoir quelque entretien ,
L’on a mille secrets qui ne font bons à rien,
Jìont an se fait pourtant une agréable affaire.
J’appris au même tems que je fus dans In-telligence,