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Relations.
Tout le dépit à'un Amant
Le plus long ne dure guère :
Comment tenir fa colère
Quand, on aime tendrement ?
H y a un homme dans ce Palais, qui est.leMédiateur de toutes choses, c’est lui qui assis,te aux accommodemens, & qui fournit lesmoyens de les faire ; on le nomme f Eclair-cissement.
Quand j’arrivai, je rencontrai d’abord Sil-vie, qui en me voyant s’accompagna d’unhomme, lui fit mille caresses, & ne fit passemblant de me connoître: le Dépit qui vintaussi-tôt à moi, m’inspira le désir de me van-ger, & rencontrant Iris au même moment, jeíòngeois à me vanger avec plaisir ; mais elleen fit autant que Silvie, & moi pour suivreles conseils de mon Ápiour Coquet, trou-vant une Femme assez jolie fur mes pas, quiétoit pour le moins aussi en colère que moi,& comme nous n’étions ensemble que pournous vanger, notre entretien n’étoit pas grand ;mais le courroux m’aveugloit moins qu’elle, jecommençois à trouver la vengeance assezdouce quand Iris & Silvie passèrent, & mevirent auprès de cette Femme avec un visageassez gai ; fur la fin du jour, étant demeuréseul en me promenant, je rencontrai Iris quiétoit feule aussi. Dans l’emportement je luidis mille choses que la colère inspire, & ellede son côté en fit de même, quand l’Eclair-cissement vint, qui nous demanda la raisonde notre querelle, & nous connûmes qu’ellevetioit de préoccupation , & qu’elle étoit fon-dée fur l’Amour. Alors je me jettai à sespieds, je lui fis mille protessations de fidélité,& elle à son tour s’excusa li tendrement r^ue