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reries. Mademoiselle de V . . . étoit moinsbrillante d’emprunt, mais plus brillante d’elle-même. Tous les yeux se tournèrent sur elled’une certaine façon qui étoit un manque derespect pour la Maîtresse du Bal. Je croi quede ce moment-là toute la Fête fut gâtée pourelle ; aussi peu de tems après l’arrivée de Ma-demoiselle de V . . . elle fe plaignit d’unmal de tête. Ce mal de tête apparemmentvouloir dire , qu’elle prioit qu’on la dispen-sât d’avoir le teint aussi frais, & les yeuxaussi vifs que votre aimable Parente. Pen-dant le soupé, la Dame lui dit d’un air as- -fez sérieux, qu’elle la trouvoit coëffée ex-traordinairement, elle l’étoit en effet, maisla coëffure étoit fort jolie & fort bien enten-due , & fur cela, pas un mot de louange.
L’Assemblée commenqa, & pour la plus gran-de partie, elle fut composée d’assez jolies
Î ieríonnes. Dans les jugemens qu’on fit fura beauté; les Femmes donnèrent la préfé-rence à Madame de la C . . . & les Hom-mes à Mademoiselle de V . . . & elle estassurément mieux donnée par les Hommes,ils font les Juges naturels des Dames en cettematière. La plus grande foule n’étoit doncpoint auprès de Madame de la C . . . aussime sembla-t-il qu’elle danfoit d’un air dédai-gneux & négligé , parce que nous ne nousrendions pas dignes qu’elle nous donnât leplaisir de la voir danser aussi bien qu’elle eûtpû faire. Je ne sai si ce fut l’agitation de ladanse, ou le dépit de voir Mademoiselle deV . . . fi jolie & si piquante, ou un mau-vais effet de fa constitution , mais enfin voi-là le dernier des malheurs qui lui arrive, voi-là son nez qui se met à rougir cruellement.J’admire l’autorité qu’a un ne? fur tout un
visage;