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Tome second.
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Relations. 299

son équipage d’un côté, une autre d’un au-tre : enfin nous nous déshabillâmes avec untel emportement de joie, cause par la bizar-rerie de ce que nous faisions, qu’ìl eút étéimpossible qu’aucun bal nous eût autant ré-jouis. Dieu fait combien nous plaisantâmesfur notre dépense perdue, & fur notre Che-valerie avortée. Ces folies nous menèrent siloin, que nous ne nous séparâmes qu’à cinqheures dbi matin; c’est aussi tard que si nouseussions bien couru. Voilà , Madame, ceque nous avons eu de plus agréable pendantnotre Carnaval ; & nous avons résolu de don-ner désormais tous nos projets à renverser, àMademoiselle votre Fille.

A MONSIEUR** Le Chev.

d’Her * \

'M'Otre Carnaval n’a pas trop bien commen-cé , je ne íài ce qui nous arrivera à lafin. II y a trois jours que Monsieur le Com-te de P . . . donnoit le Bal à Madame dela C . . . Mademoiselle de V. en fut priée& du soupé aussi. Je n’avois garde de man-quer au Bal, mais ce n’étoit pas assez, je fisli bien que je fus aussi du soupé. Si vousêtes assez pénétrant pour deviner la raisonqui me faifoit souhaiter avec tant d’empreíse-ment d’en être, je vous l’avouerai. Mada-me de la C .. . Reine du Bal & de la Fê-te étoit fort parée, elle portoit fur elle tou-tes les pierreries de son quartier , & qui l’au-roit enlevée auroit pillé tout le Marais ; ce-pendant elle ne laissoit pas d’être bien. Que cecependant ne vous surprenne pas , c’est que jen’estime guères í’excès de parure ni de pier-îí 6 reries.