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*ÎÇ' A MADEMOISELLE * *
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Ittfiì Mon treuil lui raconte ce qui se passa au ma -
|ft lia riage de Louis XIV.
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T E Mecredi vingt-sixiéme de Mai, je partis à»îiA ■ Lj trois heures après midi pour aller encoret fait une fois couchera Saint-Sébastien. J’avois
M à j, avec moi l’un de mes amis, qui parloit fort
... l{ bienEfpagnol, quand nous eûmes traverféFonta-
tfcÀ'si rabie , nous arrivames à un gros Bourg fermé
ria; ou de murailles , appelle la Renterie. Quelques-
mthït unes des maisons furent ruinées par les guer-
ifottte res, lorsque nous assiégeâmes Fontarabie. On
à 1 !voit qu’elles étoient magnifiques, de belleslençi pierres de taille, & les rues pavées comme
fiiwi les beaux jeux de Paume de Paris. Mais,
point îjii Mademoiselle , ce ne sont toujours que de
tetips beaux restes, c’est une chose bien triste que
(jtii i;i vêla. Songez à vous, tandis que vous étés
snfiÈi jeune. Voilà comme vous ferez dans trente
nœín ans; & moi dans vingt. Nous trouvâmes à
idtîîj® un carrefour de ce Bourg, un Franqois qui
,feíBr nous fit un grand déshonneur. C’étoit unglati! Trésorier de * *. II étoit si yvre, qu’ayant
qpfeï mis l’épée à la main sans sujet il tomba de
iipbjoït cheval, & fit assembler une Troupe d’Efpa-
2 p a gnols autour de lui. C’est une chose si ex-
t«el8 traordinaire en Espagne de voir un homme
;íiís s’enyvrer, que c’est à peu près comme si
l’on voyoit en France un Fils tuer son Père,ou une Fille auslì aimable, aussi sage & auísispirituelle que vous, coucher avec un grandgarqon. Quiconque s’est enyvré une fois seu-lement , n’a jamais de Charge. Les Espagnolsmontrent bien en cela , qu’ils font plus rai-Jl il sonna-