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loît attendre que les Danseurs & les Machi-nes , qui font une partie de cette Procession,fussent passez. Je pris ce tems pour m’enaller à un Balcon du logis où j’avois couché,à vingt pas de PEglife. En y allant je m’ar-rétai vis-à-vis du Balcon de Plissante, qui nedcvoit y paroitre que pour saluer le Saint Sa-crement , & le Roi son Père quand il passe-roit. Toutefois voyant une douzaine de Fran-çois assez bien faits, & quatre ou cinq Da-mes de la Cour de France avec des capelinesde plumes, l’impatience la prit, & elle s’yalla montrer deux ou trois fois. Son Balconétoit de fer, peint de bleu , avec des rosesblanches attachées par des rubans bleus, furtoute la bordure d’appui. Sous ses pieds el-le avoit un tapis de velours plein cramoisi,& autour d’elie, cinq ou six carreaux deDrap d’Or : & elle étoit feule dans le Bal-con. Quand je fus arrivé à celui que monhôtesse me gardoit, je vis passer d’abord en-viron cent hommes habillez de blanc , dan-sant avec des épées & des sonnettes auxjambes, chaque bout d’épée dans la maingauche de son camarade. Après cela danfoientcinquante petits Garçons avec des Tamboursde Basque, & ceux-là & ceux-ci avec desMasques de papier & de parchemin, ou destavai'oles à clairvoie. Ensuite marchoient septfigures de trois Rois Maures, chacun fa Fem-me derrière lui, & un S. Chriílophle, le toutde la hauteur de deux piques ; de forte qu’onvoyoit des tètes grosses comme un demi-muid,qui alloient de pair avec les toits. 11 sem-bloit que vingt hommes n’euísent pas pûporter la moins lourde ; néanmoins deux outrois hommes, cachez dedans , les Faifoientdanser. Elles font d’gsier & de toile peinte;
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