446 Lettres
Le Che-valier deMéré.
A M A D A M £ **.
Le Chevalier de Mère lui mande qu il ejìtouché de son absence.
J E vois bien, Madame, que vous m’avez faitl’honneur de m’écrire pour me consoler devotre absence, ou du moins pour adoucir ledépit que j’ai contre vous, de nous avoir sidurement abandonnez. Aussi j’ai requ votreLettre avec une joie très-sensible : & d’abordj’ai cru qu’elle alloit dissiper mon chagrin, &que je vous en voudrois moins de mal ; maisce bon effet n’a pas duré long-tems. Vousécrivez d’un air à vous faire étrangement sou-haiter ; & parmi tant de jolies choses qui bril-lent dans votre Lettre, je trouve je ne saiquoi qui représente si vivement ce que j’ai perdu,
Î ue je suis encore plus triste que jenel’étois.
e vous avoue aussi, Madame, que ma colèren’est pas tout-à-fait appaisée ; & que j’en auraijusqu’à votre retour.
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J E suis encore à Paris, Madame , & je ne k dites
croyois pas y pouvoir demeurer deux jours ®li c
quand je vous dis adieu. Je ne sai ce qui àlìpom’empéche d’en partir, si ce n’est le regret de tmmm’éloigner des lieux, où je me plaisois tant to,
auprès de vous. Je vous cherche dans tous là
ces voit, ji
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