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reverrai-je ? Quand níaimeras-tu ? N’en soyezpoint scandalisée. Votre idée m’est devenueextrêmement familière, & d’ailleurs on vitlibrement à la Campagne.
A MADEMOISELLE **.
Scnron lui mande qtdïl ejì fâché defa maladies£s? de son absence.
J E sai que vous êtes malade ; mais je ne saiiì l’on a de vous tout le foin qu’on en doitavoir; & c’est ce qui augmente le déplaisirque j’ai de voir que je vous fuis inutile :
Tandis que la cuìjfe étendue,
Dans un lit toute mit,
Vous reposez votre corps blanc £«? grasEntre deux draps ,
Moi , malheureux pauvre Homme ,
Entre deux draps aujjtJe veille en grand souci.
Tout cela pour vous aimer plus que je nepensois. La male-pesteque je vous aime! Et' que c’est une sottise que d’aimer tant! Com.ment vertu de ma vie ! A tous mornens jefuis prêt d’aller en Poitou, & par le froid qu'ilfait ! Ha ! Revenez donc de par Dieu, puis-que je fuis assez fou pour me mêler de regret-ter des beautez absentes. Je me devois mieuxconnoitre, & considérer que je souffre plusqu’il ne faut d’étre estropié depuis les piedsjusqu’à la tête, sans avoir encore ce mal en-diablé qu’on appelle Y impatience de votes re.voir. C’est un maudit mal. Ne vois-je pasbien comme il prend ?.u pauvre M**, de cer qu’il ne vous volt point auffi souvent qu’il
voudroit?