zr Anecdotes
lomb, de trouver, à des mêmes latitudes^des hommes si différents de ceux d’Afrique,qui font d’un noir luisant, à têtes lanu-gineuses , St aussi crêpées que la laine desagneaux d’Astracan. On s'en étonneramoins, lorfqu’en comparant le continent'd’Afrique , Sc les parties de l'Amériquecorrespondantes, on verra que le fol del’Amérique est plus élevé ; que les eauxstagnantes St fluviatiles y font en une quan-tité infiniment plus considérable que danscelui de l’Afrique ; qu’on n’y voit pointde ces espaces considérables de pur fa-ble , qu’on trouve en si grande quantitéen Afrique ; qu’on y est rafraîchi par levent d’est, qui souffle toute l’année danscette direction ; qu’il y a des forêts d’uneétendue immense , St tellement fourrées,non-feulement par la quantité des arbresqu’elles produisent, mais par les plantesparasites qui les entourent St les surmon-tent, que la clarté du soleil n’y fçauroitpénétrer ; que ces forêts attirent Sc fixentles nuages, Sc conservent l’humidiîé; queles Andes Sc les Cordilieres, les plus hau-tes montagnes de la terre, y font couver-tes de neiges éternelles ; qu’enfin toutes cescauses réunies font que le nouveau con-tinent est beaucoup moins chaud que lesparties correspondantes de l’hémifphereoriental» Aussi voit-on dans nos Antilles
Françoise*