AMERICAINES. ZZFranqoifes que , depuis que les colonspeu prévoyants ont dégarni les hauteursdes bois qui les couvroient, les eaux fontinfiniment moins abondantes qu’elles nel'étoient ; ce qui, en diminuant la fraî-cheur des terres, leur cause un préjudiceconsidérable.
Quant aux peuples qui habitent au-delà des tropiques dans le Nouveau-Monde, exposés à l’inclémence de l’airík à ses changements perpétuels , ils fontfort hâlés. Les drogues dont ils s’oignentle corps , pour fe garantir de la piquuredes légions innombrables d’infectes ailésqui les défoleroient fans ces précautions,ne contribuent pas peu à les' rendre en-core plus noirs qu’ils ne le feroient fanscela.
Un caractère qui distingue particuliè-rement les Américains indigènes ; c’estque, clans toute l’étendue de ce vaste con-tinent , l’efpece humaine y étoit imberbelors de la découverte ; ce qui la fupoo-soit ou considérablement altérée , ou nonencore perfectionnée dans le Nouveau-Monde. Auífi cet attrait qui nous portevers le sexe étoit-il bien foible chez cespeuples, en comparaison de ce qu’il estdans les trois autres parties de notre globe.
Nous indiquerons par ordre les produc-tions des divers pays de l’Amérique, àAnecd, Amène, G