AMERICAINES. 3x1
où ils arrivèrent épuisés de fatigue , aprèsavoir tenu la mer un mois entier.
A leur retour ils trouvèrent leur géné-ral Viscaïno absent : il étort à la mer deson côté ; mais tellement dénué de vivres,qu’il ne fqavoit s’il lui en resteroit assezpour regagner le continent. A son arrivéeil tint un conseil de guerre ; & , commeon s’étoit convaincu de l’impossibilité ab'-solue de subsister par les ressources qu’onpourroit se procurer dans le pays , il futdécidé tout d’une voix qu’on n’y laisse-roit personne : en conséquence de cettedélibération , on reprit la route de la nou-velle Espagne , où l’on arriva à la fin decette même année 1596.
Le premier soin du général Viscaïno,'après avoir rendu compte à l’Audience deMexico de son expédition , fut d’en faireun mémoire bien détaillé qu’on envoya àla cour d’Espagne , où il n’arriva qu’à l’a-vénement de Philippe III au trône, sonpere Philippe II étant mort le 2.3 Sep-tembre 1598. Telle fut l’issue de la pre-mière expédition de Sébastien Viscaïnodans la Californie , laquelle fut suivie d’unenouvelle quelques années après par lemême général, comme nous le verrons àson époque.
1 598.
Une flotte de cinq navires Hollandois
Amcd, Améric. X