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troupeaux , qui, avec les bois qu’elle four-nifloit aux navigateurs de la Nouvelle An-gleterre , faisoient toute fa richesse. Elle yajouta ensuite la térébenthine , quelle ti-roit des pins par un procédé fort simple,en faisant une incision à l’arbre du som-met à sa racine, où l’on plaçoit un vasepour la recevoir. Ensuite on trouva lemoyen d’en tirer du goudron Sr de lapoix : le premier, en élevant une plate-forme circulaire de terre glaise, sur la-quelle on amoncelois des pins où l’on m ét-roit le feu , & la résine en découloit dansdes barils placés au-dessous. On faisoit en-suite du goudron de la poix, en la fai-sant bouillir dans des chaudières de fer oudes fosses de terre glaise.
Dans le principe de cet établissement,on se contentoit du maïs pour la nourri-ture ; mais on y joignit ensuite la cul-ture du bled ; avantage qu’on n’a pu seprocurer à la Caroline méridionale, oùle froment est sujet à la nielle , à monteren paille , ôí où il n’a jamais prospéré.On y a ensuite cultivé l’indigo ; maiscette culture n’y a fait jusqu’ici qu’un bé-néfice assez médiocre. II n’y a pas, dansl’un & l’autre pays, la vingtième partiedes terres défrichées ; on ne cultive queles. terrains les plus voisins de la mer,parce que, d’une infinité de rivières qui
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