4»4 Anecdotes
arrosent ce vaste pays , il n’y en a aucunequi soit navigable à plus de cinquante ousoixante milles de son embouchure , 6cqu’on n’a ni canaux ni chemins : ce quiexigeroit de grandes dépenses, que les pro-duits de cette colonie ne sont point en-core en état de supporter. Les exportationsque font les deux Carolines dans les iílesAntilles Françoises & de leur nations, lesmettent en état de se passer des secoursde la métropole ; aussi ni l’une ni l’autrene sont endettées envers elle. La térében-thine , le goudron , le bois en planches ,qu’elles portent en Europe , ou qu’elleschargent pour cette partie du monde , lesmet au pair au moins ; 6c elles bénéfi-cient avec les Antilles Francoises, où labalance du commerce est toute en leurfaveur par les bestiaux , les bois quarrés,les planches, la volaille, le riz, le goudronqu’elles leur fournissent , ainsi que lamorue qu’elles y versent en fraude , 6ípour lesquels objets elles reçoivent de l’ar-gent , ou de nos denrées coloniales qu’el-les tirent aussi en fraude ; car elles ne pre-nent rien de nous de toutes nos marchan-dises de fabriques Européennes , étant àmême de nous en vendre à meilleur compteque nous ne les avons dans ce pays-là.
Charles-Town , capitale de la Carolineméridionale, au confluent de l’Ashleg 6c