AMERICAINES. 485de la Croper, deux rivières navigables, voitgrossir fes richefles des produits de la Ca-roline septentrionale. Cette ville bien bâ-tie , agréablement percée , &c fortifiée as-sez régulièrement, est, de toutes celles descolonies Angloifes , où l’on trouve le plusles recherches du luxe ; mais elle a cetinconvénient de ne pouvoir admettre dansfa rade cjue des vaisseaux de deux centstonneaux au plus ; & Port-Royal, qui peutrecevoir les flottes les plus nombreuses, netardera pas à lui enlever tous ses avanta-ges , &• à grossir son commerce des pro-ductions de la Géorgie, colonie qui setrouve à sa proximité. Nous verrons àson lieu comment cette colonie s’est for-,niée.
Nous avons vu qu’en 1635 des Fran-çois jetterent les fondements d’une co-lonie à Cayenne. Cet établissement né-gligé avoitfait peu de progrès, lorsqu’en1643 quelques négociants de Rouen,croyant qu’on pourroit tirer de la post-tion de cette colonie un parti très-avan-tageux , unirent leurs capitaux, & confiè-rent l’expédition à un homme d’un ca-ractère dur &t féroce, nommé Poncet deBrétigny. Cet homme violent , à peinearrivé , se brouilla avec les colons &c lesSauvages; &, ayant pris les armes contreles uns & les autres , il fut massacré.
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