AMERICAINES. 527âmes la population de la Virginie ; oncomprend dans cè nombre les réfugiésFrançois íklesNegres, qui n’étoient pascompris dans le dénombrement de 1703 ,qui ne montoit qu’à trente-cinq millecinq cents quatre-vingt-trois ; mais en lesy comprenant la population se montoit àsoixante mille âmes. Cette province s’é-tant considérablement améliorée depuis,il n’est point étonnant que la populationy ait plus que doublé.
Les gouverneurs de cette province onttenté plusieurs fois d’amener par des en-couragements les colons à fabriquer destoiles, des étoffes de laine, &à élever desvers à foie, ainsi qu’à établir des faune-ries ; mais, quels qu’aient été jufqu’icileurs efforts , ils n’ont encore pu établirsolidement aucune de ces manufactures.La consommation du tabac , qui s’est con-sidérablement étendue dans l’Europe , adéterminé les Virginiens à fe borner à laculture de cette plante. 11 est vrai qu’ellea cela de commode, qu’il ne faut qu’unfonds médiocre pour établir une plantationd’un rapport sur & utile, & que les foinsqu’exige cette efpece de culture ne de-mandent pas beaucoup de bras. Mais ellen’est pas absolument dénuée de manufac-tures propres ; car il s’y fabrique quel-■ques toiles du lin que le pays produit.