Américaines. 519meilleur tabac du monde. Ils vendentauflì des cuirs vercls, quelques pelleteries,des bois de charpente ; Sc ils envoientquelques provisions à la Barbade , ainsiqu’aux autres Antilles, dont ils rapportenten échange du rum , de la métasse St dusucre.
Dans la Virginie , le commerce ordi-naire se fait par échange. II ne laisse pascependant de s’y trouver de l’argent mon-noyé : on y en verroit davantage , si leshabitants ne trouvoient du bénéfice à lefaire passer dans d'autres colonies. Leíprincipales monnoies qu’on y trouve Scqui y ont cours, font les sequins , les pias-tres , Sc d’autres efpeces frappées au coind’Angleterre.
Les Virginiens tirent de la Grande-Bre-tagne les étoffes dont ils s’habillent, lesoutils Sc ustenciles dont ils se servent,tant dans leur ménage qu’aux champs. Ilsen tirent auflì des selles , des brides, de laquincaillerie Sc de la dinanderie.
Quoiqu’ils demeurent au fond des bois,la culture de leurs plantations a tellementfixé leur attention , qu’ils font obligés defaire venir auflì d’Europe leurs chaises,leurs fauteuils, Sc tous les autres meublesqui font du ressort du tourneur ; Sc il n’estmême guere de fabrique en Angleterre ,quelle qu’elle soit, qui ne leur envoie deAnecd, Améric . L 1