AMERICAINES. 535sral. La crainte de tout perdre en refusantcette offre , & le désir de procurer à ceuxde sa secte , que l’on ìnquiétoit en An-gleterre, une retraite dans ce pays , la luifirent accepter. II y a lieu de croire qu’ilavoit déja songé à donner son nom à cepays, puisque, dans la charte de propriétéqui lui fut expédiée, il est désigné fous lenom de Ptnsylvanie , du nom du fondateurde cette colonie , &c des forêts immensesqui couvroient ce pays. Cette charte luidonne en propriété toutes les terres com-prises entre les quarantième & quarante-troisieme degrés de latitude nord dansl’Amérique septentrionale , sans limitationde profondeur.
Penn, pour consolider son droit, obtintdepuis le consentement du duc d’Yorck,à l’effet d’annexer à la Pensylvanie quel-ques parties du Nouveau Jersey, qui r es-serraient sa province à l’est, & qu’il avoitacquises du lord Barkley &t des héritiersde sir George Carteret, pour une sommede quatre mille livres sterlings, pour évi-ter toute contestation fur les limites ; 8Cil y fut autorisé par une seconde charte deCharles II.
1681.
Dès le commencement de la présenteannée, & moins d’un an après avoir obtenu
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