;8r ÂNÉCDOfESsuivante en fera mieux juger que tous lesraisonnements qu’on pourroit faire.
Une fille , nommée PolLy Baker, étantcitée pour la cinquième fois devant lesmagistrats pour un cinquième fruit illégi-time , demanda , avant qu’on prononçâtcontre elle l’amende decernée par les loix,qu’il lui fût permis de parler. « Je fuis» pauvre , dit cette fille, & hors d’état de» payer un avocat pour plaider ma cause.» J’ai déja payé deux fois l’amende : deux» autres fois, faute de moyens , j’ai subi» un châtiment douloureux St flétrissant.» La loi y est poíitiye, je le fçais; mais»> cette loi est injuste à mon égard. Aum crime près pour lequel je fuis citée ,» j’ai jufqu’à présent vécu irréprochable.»> C’est au risque de ma vie que j’ai donné» le jour à cinq enfants. Je les ai nourris» de mon lait St de mon travail ; je les» forme pour la patrie St la vertu qu’ils»> aimeront comme moi. Je n’ai débau-» ché ni le mari d’aucune femme, ni au-» eun enfant de famille. La nature, avec♦♦ la fécondité, l’industrie , l’économie,» la frugalité dont elle ma douée , me» destinoit à être une femme vertueuse.» Un de vous, messieurs, me fit écouter les» premiers vœux de l’amour, avec le fer-í> ment du mariage : il me trompa, St mV