AMERICAINES. <S0îtout le fruit par la cession qu’elle en afaite aux Anglois.
1717.
La mort de Louis le Grand avoit mon-tré la profondeur des plaies faites à l’E-tat par les dépenses énormes qu’avoit exi-gées la guerre de la succession d’Efpagne.Le duc d’Orléans, régent, s’occupoit desmoyens de les fermer; mais il étoit diffi-cile de trouver le remede. Le privilègedu commerce exclusif de la Louisiane ,accordé à Crofat en 1712, n’avoit paseu les fuites heureuses que ce génie pro-fond & calculateur avoit imaginées ; il lecéda en cette année à une nouvelle com-pagnie des Indes, qui fut établie à cetteépoque.
Cette compagnie fut formée par unEcossois , devenu célébré en France par laplus grande révolution qui pût fe faire dansla fortune de l’Etat & celle des particuliers.L’épuifement où l’ambition de Louis leGrand , & fur-tout les malheurs de laderniere guerre de son régné , avoient jettele royaume, avoient attiré toute son atten-tion : il fe crut en état de réparer fespertes, & fe flatta d’y réussir. La grandeurde son plan dut entraîner le suffrage duRégent, fait pour les grandes choses. II s’a-giffoit de dégager les revenus publics, en