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Premiere partie.
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«4 t’ Ambassadeur, et

bassadeur, Sc íl défendit à fautre d’ailer à Rome. Lc Roy Hemy IV. con-*sidérant qu’il hasardoit sa Couronne, en différant de changer de religion,fit profession de la Catholique Romaine, & se fit absoudre de se prétendueheresie relapse par quelques Prélats de son Roya urne : dont le Pape se trouvad’autant plus scandalisé, qu’il appclloit .faction des Evesques de France unattentat contre l'autorité Pontificale. C’est pourquoy ne pouvant, selonles maximes de la Cour de Rome, approuver ce qui avoit esté fait à S. De-nis, ny rcconnoistre le Roy en cette qualité, il ne vouloir nyncpouvoitauslyadmettre son Ambassadeur. Mais afin de ne point offenser le Roy par unrefus trop public&seendaleux, il sitadvcnirleDucdc son intention, 8t qu’dne lc considercroit point comme Ambassadeur du Roy de France. Le PercPossevinjcíùite, dont lc Pape se servit en cette occasion, ayant rencontrélcT)uc deNevers á PoscKiano, Terre des Grisons, luy dit, en vertu de ferlettres de creance, que le Pape ne le recevrait & ne l’admcttroit pointcomme Ambassadeur; mais seulement comme Duc de Nevers, & Prince dela Maison deGontaguc: à quoy il ájousta, que fa Sainteté avoit bien de la.joye de la conversion du Roy, &qu’elleprioit Dieu qu’cllefust bien sincere.Le Duc, quoy qu’estonné de ce discours, ne laisse pas de poursuivre sonvoyage jusques à Mantoue, où il rencontra le mefinejesuite, qui luy fit laincline déclaration de la paît du Pape; mais il ne laisse pas de suivre ses ordres,& d’ailer droit à Rome. Devant que d’y arriver il rencontra encore le P.Ppsll vin à Camoucha, où il luy fit voir une lettre, par laquelle le Cardinalde St. George, l’un des neveux du Pape, luy ordonnnoit de déclarer au Duc,que lc Pape entendoit, qu’il amvœjlà Rome fans train , & fins atteuntmarque, qui pus faire croire qu'tl estoit Ministre Public, ou qu’ilejpcroit lamoindre faveur de ft Sainteté, & mcíînes qu’il ne s’y arrestastpas plus de dixjours. Le Duc eut en mcsinc temps advis de ses amis, que le Pape avoit dé-fendu aux Cardinaux de le visiter, & de recevoir ses visites. Ce traittementrude, & insupportable à un Prince, Ambassadeur du premier Roy de la Chre-stiente, festonna, mais ne fcmpcseha point d’allcr a Rome. Il y arriva undimanche aï. Novembre, fans autre fuitte que celle qu’il avoit amenée deFranc.c, qui consistoit en cinquante gentilshommes, & en trois Prélats, que leClergé de France avoit joint à f Ambassade, pour justifier ce qui s’estoit passéà f absolution du Roy. 11 fut le meírne soir admis à faire la rcverence au

Pape, & il lc supplia de ne point régler se séjour qu’il devoir faire à Rome,& de ne lc pointempescher de voir les Cardinaux; parce qu’il estoitobligéde leur rendre les lettres,que le Roy leur eserivoit, & de les informer des afsei-fes qu’il avoit à ncgoticr. Il le pria austy de luy donner audiance en plein

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