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Premiere partie.
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5es Fonctions. Liv. L

îaisseroit pas devoir ceux qui voudroient se donner la peine de venir chezluy.Les Médiateurs répondirent,qu’eux& les Ambasiàdeursde l’Empereuravoicnt desja fait demander audiance à Pegnarande,qui leur avoir donnéheure au lendemain ,au sortir du disncr,&que fans cela ils n’auroient pasmanqué à luy rendre la premiere visite , comme au f rentier venu. LesAmbassadeurs de France s’en faícherent x mais il n’en fut autre chose.Huit jours aprés les Médiateurs firent dire au Duc de Longueville,quc leComte leur avoit communiqué son pouvoir, & quils seroient bien aises del’eschangcr. Celuy qui fit ce message ne parla point d’Altesse ; c’cst pour-quoy le Duc ne le voulut point voir & luy fit faire réponse par un de sesdomestiques. Le Secretaire dc l’Ambassade de France estant allé ën frit-te voir le Nonce, pour luy porter le pouvoir du Duc de Longueville , &s’estant mis fur le diseours des filtres,le Nonce luy dit, que lors qu a l’áve-nir il envoyeroit un de ses gentilhommes au Duc,il luy feroit donner letiltre d’sslltejfe ;pourveu que l'on n’en tirast point de conséquence au pré-judice des Médiateurs melmes , comme on feroit en Italie > où celuy quifait donner un tiltre par quelqu’un de ses domestiques , fait connoistreque se>n intention est d’en faire autant luy me fine. Défait, le gentilhom-me qui porta au Duc de Longueville le pouvoir de Pegnarande,de la partd u Noncc,/e trait ta d’^ltep. Servien , qui reporta le incline pouvoiraux Médiateurs , en prit occafion de dire au Nonce ,qu’iî ne pouvoit pascomprendre,pourquoy on faifoít difficulté de faire soy mesmeeequ’onsai-soit faire par un gentilhomme- QuelesMediatcursavoient tousjours dit»qu’ils luivroient en cela l’exemple des Plénipotentiaires de i'Empereur,&que ceuxcy avoient donne le tiltre d' \dltejse au Duc de Longueville. LeNonce repartit, que c’estoit une chose , dont il nefalloit plus parler; puisqu’en offrant au Secretaire de l’Ambassade de France » de faire donner auDuc le tiltre d’Altesse par son gentilhomme ,il y avoit adjousté expressé-ment,que ce feroit à condition qu aprés cela on ne luy demmderoit rien,qu’il ne pust justifier par l’cxemple du Comte de Nassau. Servien dit,que le Duc n’avoit point oui parler de condition : tellement qu’il fallut erçvenir à un éclaircissement avec le Secretaire de l’Ambassade. Le Secre-taire,estant allé trouver le Nonce, le fit souvenir, qu’ií ne luy avoit dit au-tre chose, sinon que ce que son gentilhomme feroit ne pourroit point fai-re de préjudice à sa personne, mais qu’il n’y avoit point esté parle de con-dition ,ny du Comte de Nassau. Servien pretendoit, que puis que lesMédiateurs avoicnt imité les Plénipotentiaires de l’Empereur, en ce qu’ilsavoicnt fait donner le tiltre d’Altcíse auDuc de Longueville par un gentil-kommcfils pouvaient bien faire encore une démarche ; veu que celuy des

Pleni-