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Premiere partie.
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ses Fonctions. Liv. í. 405

'tons les Princes & devant toutes les Princesses. A11 souper du troisièmejour les Ambassadeurs eurent la premiere place, devant les iSHariés , St aubal que l'on dansa en fuitte , le T{oyprit le quatrième rang apre's les trotstAmbasfadeurs. Trois jours âpres fe fit le mariage du Comte Pensavecune des filles naturelles du Roy , où les Ambassadeurs de 1 ‘Empereurdr de France conduisirent le Marié , dr t Ambassadeur de Pologne ,avec le Roy , la mariée. Au carousel> qui fe fit le dimanche suivant , le%oy prit encore place aprés les Ambassadeurs, Ils reprefentoient leursMaistres , qui avoient esté expressément conviés au mariage du Prince,mais ils n’avoient pas esté priés au mariage d’une fille naturelle , de sorteque la raison,ou plustost la distinction, qui a esté marquée cydessus , n’ypeut avoir lieu ; & bien moins en ce que je vay dire de la Tuillerie. CeMinistre ,aprés avoir en l’an 1645. moyenné la conclusion du traitté deBromsebro entre les deux Couronnes du Mort , prit son chemin par leDannemarc , par retourner en Hollande. Le Roy de Dannemarc, quinetrouvoit pas son compte au traitté , ne laissa pas de luy.faire tous leshonneurs imaginables. L’artillerie le salua , & les bourgeois se mirentsous les armes dans toutes les villes de son passtge. Le General de laCavallerie alla audevant de luy avec mille chevaux , à quelques lieues deCoppenhague , & l’Admiraldu Royaume le receuchors de la ville , avecuntresgrand cortege de’caroffes. Le Roy mesme luy fit mille civilités ;jusques là »quefaisant un grand festin pour l’amourdeluy , il le fit mettreau haut bout de la tablé. Le Roy Treschrestien n’y avoit pas esté ex»prestement convié,ny son Ambassadeur, & cependant on luy fit un hon-neur qui nc luy appartenoit point. Je parle ailleurs de la ÇrangeauxOr ■»mes, que le Cardinal de Richelieu fit chasser, de la Cour ;parce qu’il avòicsouffert,que l'Electcur de Saxe l’cust mis audessus de luy à íà table. Il nese peut, qu'en lisant cecy on n’ait dellndignation-pour l’insolence de cesMinistres, ausly bien que pour la faiblesse 'des Souverains , qui fçachancce qu’ils sont,ne se font point rendre ce qu'on leur doit. Cest aux Dieuxà venger les injures que l’on fait aux Dieux. Tousses Souverains y ontin-,tcrcst,&ont iwterest de punir leurs sujets , quelque qualité ou caractèrequ’ils ayent,s’ïls manquent au respect qu’ils doivent à ceux, en qui ilsvo-yent Limage & le caractère de lagrapdeurSc de la dignité de jleur Prince,J’ay veu dans la Cour d’un Prince , Chef d’une des premieres 8e desplus puissantes Maisons d’Ailemagne , le Ministre d’un Electeur prendrela premiere place par tout t à la table , dansle ca rosse, au chasteau Sedansla ville, comme s’il la pouvoit prétendre par un Droit acquis Sc incontesta-ble.Ceux qui sont d’accord,qnelesPrincesd’Allemagne oat le droit de l’Am-

Eee 3 bassade