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Premiere partie.
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404 L* A M B A S S A O E 11 R ET

ìcs Ducs de Mantoue& de Parme se font rendre chez eux: mais je nefijaíscomment ajuster cequ’il dit duNonce Sc de l’Ambassadeur d’Eipagne, nycomment il peuvoit refuser au premier ce qull accordoit au second»Il n’y apointd*apparcnce,que de longtemps onvoyedes Ambassadeurs deFrance à Dussddorp ou à Neubourg,ni3Ìs si dans la révolution des affairesle Roy s’ávifoit d’y envoyer un Ministre, il faudroit pour le moins lctrait-ter d’égalavcc celuy d’Efpagne , & les autres Rois ont raison de préten-dre le mesine traittement. II pouvoir bien dire aufly , que dans les' Cours éloignées de celles de France & d’ícalie, on n’y est pas si scrupu-leux > quoy qu’en celle de Berlin plusieurs choses ayent esté bien mieuxfeglées, depuis que le Baron de Suerin y a eu la principale direction desaffaires ; mais l’Electeur de Saxe ne veut rien altérer en ses anciennescoustume.

Celuy quia donné au public un extrait de la negotiation ,que seu M»Cbanut avoir faite en Suede & à Lubec, dit qu’on observe en Dennemarc*que le Roy cede la main aux Ambassadeurs des Testes Couronnées , cyttt ontesté expressément conviés à. la Cérémonie. Que c’estoit la raisonpourquoy«n en avoit use ainsy à Coppenhague avec d’Avaux & la Tuillerie , 6cmesines avec Bcnfc ou Benedict Schut, Ambassadeur de la Reine de Suede*qui y avoit esté envoyé pour présentée une des Princesses au battesme 1mais qu’il ne soit jamais cet honneur à l'Ambassàdeur ordinaire-. 11 alléguépour cela les particularité des cérémonies » qui surent faites au mariaged u Roy Frédéric II. eu l’an ryys. 6c il remarque qu’au festin le Royestoit asefis au haut bout de la table, ayant à fa main droite Datejfay, Ambassadeurordinaire dc France, & à fa gauche Auguste Electeur de Saxe. Mais il sem-ble que cet exemple 11e peut servir àl’intention de I’abbreviateur;.veuquese Roy estant le Marié, la première place luy appartenoit en cette qualité.Jaques Roy d’Angleterre ne se voulut point trouver au festin du mariagede la Princesse fa fille , parc? qu’il vouloir que tout i’honneur de la journéefuit pour le marié, l’Elcctcur Palatin.Pource qui est du rang,que l’on don-na enDannemarc* l y Ambajsadeur de France par dessus l’Elcctcur deSaxe*qui ne le devoir pas mesines ceder chez luy à t Ambassadeur , j’advoiieque je n’ay pas assésestudiéle Cérémonial, pour comprendre cette.irrégu-larité , & je fuis contraint d’avoir mon recours au principe du Duc deNeubourg , qui dit que dans les Cours duNort les cçrcmonies ne ion passi bien réglées , qu’en celles qui font voisines de la France & de l’Italic»rAu festin que se fit en l’an 1634. à Coppenhague, àl’occasion du mariage-du Prince avec la Princesse de Saxe, on fit honneur aux Mariés. Le Royve s’y trouva point , & ses Ambassadeurs furent placés aptes eux devant

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