ses Fonctions. L i v. L 495-
sommencé à faire fes visites d’adieu,qu’il eust à sortir de la Cour dans vingt -quatre heures, & à ne se point arrester cn aucune des villes de son passage,,qu’il ne fust sorty du Royaume. Il envoya ordre à FArchevesque d’Embrun,son Ambassadeur à Madrid,d*en demander satisfaction & réparation, & fau-te d’òbtenir run&l’autre,de se retirer. Le Roy d r Efpagne,qui estoit âgé &maladif, promit qu’il la feroit faire au Roy son gendre : Qtftl révoqueraitFatteville de l’zAmbassade d'Angleterre t qu’il donnerait ordre à tout setAmbassadeurs de n? fe point trouver aux cérémonies , où ceux d? Franceajjifleroient ,er que le Marquis de la Fu 'ênte,qui avoit ejfé nomme à l'Am-bassade de France y en feroit une déclaration formelle au Roy. Il la fit le 24 .Mars i66z. dans le grand cabinet du Louvre , ou le Roy avoit fait venirtoutcequ’il y avoit d’Ambaflâdeurs & de Ministres estrangers à Paris,en laprésence duDucd’Orleans,d u Prince de Condé,duChancelier,de plusieursDucs& Paris, & des quatre Secretaires d’Estat,quì en prirent acte. C’estcn cet Estât là que l’affairese trouve présentement , f tc on peut dire , qu’àmoins qu’il y arrive une grande révolution,il n’y a point d apparence queks Ambasladeurs d’Efpagne fe trouvent à des cérémonies , où ils soyentobligés de contester,ou deceder le rangàceuxde France-
Vatteville eroyoit, fans doute, rendre un tressignale service au Royd’Espagne , & il luy fit une tresmesehante affaire, dont ny son Maistrene pouvoient tirer aucun avantage. Quelque succès que son entrepriseeust , il n’y acqueroit point de tiltre au Roy , ny de gloire pour luymesme..
Au Mois de Septembre i 66 y. Le Duc de Chaunes, AmbaísadeurEx-traordinaire de France à Rome, avoit envoyé son carofse audevant de l'Am-bassadeur de Malthe, pour luy faire honneur à son entrée; mais la Caval-cade estant obligée de passer pardevant le palais de l’Ambassadeur d’Espa-gne, celuicy fit sortir tous ses domestiques , & failànt arrester les chevauxde l’Ambassadeur de France, il fît preccder son carofse. Le Duc s’en plai-gnitau Pape,qui en parla àPAmbastàdeur; mais celuicy luy dit,qu'il n'avoitpoint de mesures à garder avec le Duc de Chaunes , puis que le Roy, sonmaistre , avoit en deux façons rompu avec le Roy d’Efpagne:en secou-rant les Portugais ,& en portant ses armes en Flandres. Qu’il n’y aveit rien,qui le pust empeseher de s’en venger à toutes les occasions. Ce fut là unechetive vengance,& une pauvre consolation,aprés la perte de tant de bel-les villes de Flandres,
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