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Premiere partie.
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L’ Ambassadeur et

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Section XXV.

De plufîeurs autres compétences .

I L n’y a rien,dont l’AmbaíTadeur doive estre si jaloux, que des droits 8 1de la dignité de son Prince, & principalement du rang qu’il tient parmyles autres Princes; afinde le luy conserver dans les cérémonies, & dansles assemblées publiques. C’cst dont il ne se peut dispenser, pour quelquecause,ou pour quelque considération que ce soit, & il n’y peut manquerqu’aux dépens de son honneur&de sa vie. Le Pape Urbain VIII. qui avoirbeaucoup d’induîgence pour íès parents, vouloir que les Ambassadeurs desCouronnes cédassent, dans les Chapelles & dans les autres cérémonies pu-bliques, àThadéeBarberin,Prefectde Rome. Ils eurent cette complaisancepour le Pape pendant son Pontificat: ou du moins ilsévitoient les rencon-tres,où il auroit fallu entrer cn contestation avec son neveu. Mais incon-tinent aprésl’exakation d’Innocent X. le Duc Savtllt, Ambassadeur de l’Em-pereur,bien que sujet du Pape,& le Comte de •SVE-yr/Ai, Ambassadeur d'Espa-gne, firent parler au Marquis deSt.Chaumont, Ambassadeur de France, &résolurent ensemble,qu’ils reprendroient hautement le rang fur le Prefect.Les deux premiers ne voyoient point le trosiéme, parce que leurs maistresestoienten guerre; mais ils entrèrent bientost dans les mesines sentiments,pour l’interest commun de leur honneur. ‘St.Chaumont estoit au lict, ma-lade de !agoutte;maisles deux autres se mirent en possession de leurauciendroit le mesme jour de l'Election duPape: quin’ayant pas encore eftacé desa mémoire l’obligation qu’il avoit audefunct,&auxBarberins, qui venoientde le faire Pape, eut de la peine à se déclarer en faveur des Ambassadeurs.II les fit prier, par le Cardinal Caponi, de ne se point trouver à la Chapellece jour là,leur faisant dire en mesine temps,cju’ilferoitaussy absenter le Pre-fect: tellement qu’il ne s’y passcroit rien au préjudice de leurs droits,quileur seroient conservés entiers. Les Ambassadeurs témoignèrent estre fortscandalisés de cette proposition,qui les mettoiten paralelle avec un particu-lier. Celuy de France déclara formellement, qu il n'y avoit rien qui le p u ftempescher de s'y trouver , quand il ferott ajseuré d'y mourir : parce quil enavoit ordre exprès du Roy,son matftre. Ceux de l’Empereur& d’Espagnefirentuneréponse moins forte ; mais aprés avoir mis l’assaireen délibérationavec les Cardinaux du party, ils résolurent,que Savelly escriroit un billet auCardinal Caponi,où illuydiroit positivcmcnt,i que quandmesmesíe Pape luyferoit des défenses expresses de se trouver au thróne (les Italiens I’appelloienc•Solio) il ne laisser oit fat dy aller prendre f lace, quelque opposition qu'on luy

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