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point d’entrée publique ; mais en voyant les Légats, ils leur dirent,que [Ambassadeur avait ordre de ne ceder qu'à ceux des Couronnes& des EleZleurs . Les Légats repartirent, que la République de Veniseposscdoit deux Royaumes. Les Ministres de Bavière répondirent, qu’ilsc pouvoit fairç, que le Duc leur Maistre, en parlant des Couronnes,y eust ausly compris la République ; mais que ce n'estoit pas à eux àexpliquer l’intention de leur Maistre ; puis qu’il ne l’avoit pas fait luymefme. Qu’ils luy en escriroient, & cependant qu’il plus aux Légatsconvoquer une assemblée, où les Ambassadeurs de Venise n’assistassentpoint ; afin qu’ils y pussent exposer leur creance. Les Légats direntqu’ils ne le pouvoientpas faire, & prierent les Ambassadeurs Bavarois dedépefcher un exprès à leur Prince, afin qu’il leur envoyast scs derniersordres. 11s les rcceurent bientost ; mais fort précis : le Duc enjoignantà Baumgartner de partir incontinent de Trente, fi on ne luy donnait rangdevant 1‘Ambassadeur de Tenisi. On ne pouvoit regler cette compé-tence au contentement de tous les deux, & on ne pouvoit désobligerl’un ou l’autre, fans hasarder beaucoup la Religion : le Du? estant bienaussy considérable en Allemagne , que la République I’estoit en Italie.Les Légats prierent le Pape d’employer l’autorité de Ferdinand auprèsdu Duc de Bavière, son gendre, & de luy faire reprefenter, que la Répu-blique cstoitRoy en effet, & qu’elle estoit en possession incontestable desuivre les Couronnes immedíatement. Mais l’Empereur, qui ne se vou-loir pas intriguer dans une negotiation si délicate, demeura dans lestermes .généraux , & sc contenta d’envoyer les propositions du Pape &des Légats au Duc, son gendre. Neantmoins /’ Ambassadeur Bavaroisreceut un second ordre , de ceder k l’Ambajsadeur de Fenise , en prote-stant toutefois, que c’estoit en considération de la paix, & fans préjudicede scs droits. "Baumgartner ayant aprés cela esté admis dans la Congré-gation , y protesta, que la prestance estoit deiie au Prince , son Maistre,parce que la dignité Electorale estoit dans íà Maison,& que l’Imperiale yavoir esté autrefois. Nicolas da Ponte, Ambassadeur de Venise, protestaau contraire,que ce n’estoit ny par grâce ny par faveur qu’il prcnoitla pre-mière place, mais par droit & Justice : non par provision, mais pour tous-jours. Ils requirent tous deux que leur protestation fust enregistrée, &l’animosité alla si avant, que l’Ambassadeur de Bavière refusa de donnercopie de fa harangue; parce qu’il avoit feeu que ccluy de Venise n’en avoitpoint donné.
Baumgartner ne pouvoit former cette difficulté, qu’il riscust ausly àdémesler avec les Ambassadeurs des Cantons & de Florence-, de sorte que les/» Part, S s s Légats,