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Premiere partie.
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•ses Fonction s. Li y. T. îH

faisoít travailler depuis tant d’années à Munster; c’est pourquoy en ayantpris I’allarme bien chaude,il pria PElecteur de trouver bon,que le Roy se ser-rist de moy pour luy faire faire des propositions, qu’ll jugeroit, saijs doute,tresávantageuses pour ses interests. Je me disposay à faire le voyage,mais àcondition qu’on me donnerait des lettres avec la qualité de frere. Le ComtedcBricnne,que jcvoyoís fort souvent,8c assésfamilièrement,ne me dissimulapoint,que si on en parloit au Conseil,il s’y oppoferoit de tout son pouvoir,& me dit, qu’il ne signerait point les lettres, quand mesines la Reine le luycommandèrent absolument. 11 empescha en effet le Conseil de rien résou-dre en faveur de l’EIecteur ; mais le Cardinal, qui estait libéral de tout cequi ne coustoit point d’argent,8c qui vouloit obliger PElecteur, fit en forteque la Reine luy escrivit une lettre de sa main,comme le Roy en eícrivit auílyune,8c toutes les deux tramaient PElecteur de frere. Incontinent âpres laMajorité du Roy,le Cardinal, voyant presque tout le Royaume soulevécontre son autorité,&voulant faire des.amis au dchorsn’cut point de peineà ceder aux instances que je fis, à ce qu’on fist expédier dans la Chancelerieles lettres en la mesme forme: & le Comte deBrienne fut obligé d’executerles ordres que le Roy luy donna pour cela aprés fa Majorité: comme il fitalors fans répugnance.

Les Estais des Provinces Unies ont diffèrent pour ïe rang, non feule-ment avec les Electeurs ; mais auíTy avec quelques autres Princes d’Alle-magne. En Pan 1671. il y eut une assemblée de plusieurs. Députés desPrinces des Cercles deWestfalie&de la Basse Saxe àBilefeId,ou le Chance-lier du Duc Ncubourg, ayant fait courir le bruit, qu’il ne céderait pointaux Députés des Provinces Unies, ccuxcy s’en alíarmerent, 8c en donnè-rent advís à leurs Committents. On en prit feu à U Haye, 8c on escrivitsur ce sujet au Duc une lettre tresfortc. Le Duc n’y fit point de réponse;mais quelque temps aprés on vit paroistre un escrit,ou les pretensionsdesEstais estaient examinées 8c débatues,dc la part du Duc, avec grande ai-greur 8c animosité. Les Princes,qui font branche, 8c qui comme tels ontvoix & séance aux diètes, ne font pas obligés de ceder dans PEmpire à desPuissances estrangeres, si ce n’eft aux Testes Couronnées, & j’ose dire,qu’ils ne le devraient point faire à qui que ce soit, si les Ministres n’ont lecaractère représentant. On pèut faire civilité aux autres ; mais ils ne peu-vent pas prétendre la préséance. Le Collcge Electoral, dont les Députésestaient assemblés à Ratisbonne, prit occasion de cette dispute, au moisd’Aoust 1671. de faire un reglement, qui partait, que suivant la couftumeancienne, les Ambassadeurs, les Envoyés or les Refìdents des Eleveurs pre-cederoient, tant à- U Cour de l'Empereur , que dam les autres Cmrs , les

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