Jïó L’A MBASSABËUR ET
Ministres de tous les Princes & de toutes les Républiques , à la réservé deceux des Tefies Couronnéesde ceux de leurs veufues de leurs enfants
destinera la Succession t lor s qu’ils feront en âge. Ce qui y est dit des au-tres Cours,se doit entendre des Cours des autres Princes d’Allemagne:car chez les Princes d’Italie la République dc-Venise & les Provinces Uniesíònt autrement considérées que les Electeurs.
II est vray,que le reglement dit, que ce qui oblige le College Electo-ral à lefaire, est, qu’il arrive souvent, qu’à la Cour de l’Empereur , & danstelles des autres Rois, & ailleurs, les Electeurs, leurs Ambassadeurs,Dépu-tés & Ministres se rencontrent nr~r 1" A ~ L issidr , in » Rapmét gt Mmiî-
s e-r encontrent avec les Ambassadeurs , Députés & Résidents d’autresPrinces, & il leur importe de se maintenir en la possession de la préséance,oà ils sont depuis plusieurs siécles. Et ainsy ils ordonnent à leurs Minis-tres,qui seront employés,tant dans l'Empire qu’ailleurs, de ne point cederL ceux des autres Princes,sinon à ceux des Couronnes Síc.Mais c’est ce quiest impossible de faire observer; mesinesàla Gourde Vienne, où l’Ambaslà-deurdeVenise preeedellesMinistresjdetous les Electeurs rquoy quelacapi-tulation oblige rEmpereuràfaire jouir les Electeurs de cette prérogative.
Au Congrès de Westfalie il y eut contestation pour le rang entre lesProvinces Unies est le Duc de Savoye , comment ils seroient nommés autraitté. LesEstats vouloient qu’on les considérais à cause deleur puíssimce,sens doute la plus grande de toute l’Europe aprés celle des trois premièresCouronnes,& à causedel’dstendue de leur domination,reveréepar plusieurspuissants Rois dans les autres parties du Monde. Le Duc faisoit alléguer^ancienneté de sa principauté, quoy quela dignité de la pluspart des Pro-vinces desPats-bas lòit.sans comparaison, plus ancienne que celle de 8 a-voye,lavantage de íâ naissance, Sc des illustres alliances,que luy & quelquesunsdeses prédécesseurs ont prises dans les preinieres Maisons de la Cfires-tienté.Cette dispute cessa » parce que le Duc se fit mettre au nombres des.Princes d’Italie. Le Granduc de Toscane, qui croyoit, que le Duc de Sa-voye aimeroit mieux se faire place avec les Princes d’Allemagne , preten-doít se faire donner rang immediaten^ent aprés la République de Venise:mais Ic Duc, qui sçavoit queparmy les Allemans il seroit obligé de cederaux Electeurs . &aux Archiducs, &que les Provinces Unies , âc quelquesautres Princes luy difputeroient le rang, prit l’autre party, A se fit mettreavec les Princes d'ítalie,où rang estoit réglé.
C’estune chose affés estrangeque l'inégalité des traittements qu’on fitàTrcnte auDuc dcBaviere,& aux Princes Ecclésiastiques, qui comme o»fçait précédent pourtant les hues, Martin dsRoxas dt-Portalarabio , Com-
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