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Premiere partie.
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SES Fonctiôms. Liv. I. sr,

que les parties, qui convioient le Prince son maistre à cette médiation, su -raient 1c soin de luy faire conserver le rang qui luy estoit deu. La Reineluy répondit, gwe ce nestoit pas à elle à regler la préséance entre les Mini-ères, & que l’Electeur,en faisant faire cette proposition, renversoit l’ordredes choses, en voulant que les parties intéressées devinssent Médiateurs.Cleyst estoit un Ministre digne de cette Cour là, comme elle estoit con-stituée alors. Quelque temps auparavant il avoit dit à Chanut, Ambassa-deur de France, que le Marquis Sigismond, Ambassadeur de l’Electcur,avoit voulu donner un soufflet à unBourgucmaistre d’Amsterdam,qui luydisputait la préséance. II entroit un peu d’ignorance & beaucoup de ma-lice en ce conte. Ce ne fut pas un Bourguemaistre d’Amsterdam, maisun Conseiller de la Cour dejustice de Frise, qui eut diffèrent pour le rangavec le Marquis Sigismond, & on n’en vint point jusques aux menaces,ny à rien d'apprachant.

En l’an i6yj. La Reine Christine ayant fait convier tous les Ministresestrangers à un ballet, où elle devoir danser, elle leur dit. Messieurs vouevotes placerez* votes nsesmes., stl votes plaift-, car ce n’eft pas à moy à reglervos rangs. 11s se mêlèrent tous avec les Sénateurs, fans ordre. 11 n’y eutque Pimente!, Ministre d’Eípagne, qui se mit dans lieu séparé, avee Rad-zieuski&Ulefelt, qui s’y estoient réfugiés de Pologne & de Dannemarc.

Le Roy d’Angleterre ne régla pas le rang en effet ; mais il ne Listapas de distinguer entre les Ministres : & cela se fait par tout ; quoy qu’il yait quelque chose de bien délicat en cette distinction.

Section XXVI.

Des Ambassades composées de plusieursAmbassadeurs ,

P Htlippe de Commines dit, qu’il vaut mieux envoyer deux ou trois Am-bassadeurs eju’un ; parce que ce que l’un ne peut fçavoir l’autre l’ap-prend, 11 eserivoit dans un temps, où on ne parlait pas encored'Ambassades ordinaires, qui ne sont jamais composées de plusieurs Am-bassadeurs^ les extraordinaires ne le sont pas tousjours. Je ne parle pasicy de ces Ambassadeurs Extraordinaires, qui n’en ont quelc nom Sc les ap-pointements , & qui ne font en effet que les fonctions d’ordinaire ; maisde ceux qui ne sont employés que pour faire une civilité, pour assister à unecérémonie, où à negotier une seule affaire, dont la conclusion fait aussy/. Part. X x x la fin