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dc la Haye, & on leur donna celuy d’Ambaflàdeur devant qu’ils en parttsrsent. Pour cequiestdeM.deLumbres,il estoit Président au grenier à Sel ?Monstriicil fur mer,c’est à dire dans un lieu,&dans une fonction, où il n’a-voit jamais ouy parler de cette forte d’affaires, lors qu’il fut tiré de son po-ste à la recommandation duDucdeLongueviIIe,pour estre employé auprèsde l’Elccteur de Brandebourg. C’estoit un novice, qui ne fçavoit cequ’il faisoit, qui a esté desadvoué, & qui quand il ne l’auroit pas esté,ne pouvoir prejudicier ny aux droits ny aux pretensions du Roy, sonmaistre.
Quelque ehofequ’on puisse dire,il est certain,que les honneurs qu’onfait aux Ministres des Electeurs, n’ont esté réglés qu’au Congrès de Mun-ster. Devant ce temps là on ne leur donnoit la qualité d’Ambassadeur quedans une signification fort generale. Ils ne fe couvroient point devant lesTestes Couronnées, & iis ne pretendoient pas mesines lctiltrc d'Excel-lence. Le D'enoueur devroit estre plus sincere, & rcconnoistrc,avec fau-teur qu’il allégué si souvent, que la France stipula expressément, que lesnouveaux honneurs,qu'on faisoit aux Ministres Electoraux,estoient réser-vés au premier, à l’exclusion de tous les autres. Il devoit aussy répondreà ce que l’abbreviateur de la negotiation dc Suède dit, touchant ce qui lepassa dans l'astcmblée de Lubcc en l’an 1655. Sçavoir qu’on y fit remarquer,que lors que l’Electeur le Brandebourg fit prendre la derniere investiturepour le Duché de Prusse en Pologne, des trois Ambassadeurs de l’Electeuril ríy eut que le premier , à qui on donna place à cofié de la chaise du Roj,(s que les deux a.utres furent placés dans quelque diftance, fur une autreligne. 11 y adjouste, qu a la diète, qui fut convoquée à Ratisbone.aprés lapaix dcWestfalie,l’Empereur fe plaignit fort des honneurs excessifs,qu’onavoit faits aux Ministres des Electeurs. J’y ájousteray,que le Dénoiieurne songe pas bien à ce qu’il dit, quand il parle des Ambassadeurs des Can-tons. Qu’elle distinction pouvoit on faire entre eux , pendant que Li-onne les recevoit tous au haut de l’cscalicr, & qu’il prenoit la main & lepas sor le premier , aussy bien que sor les autres. Ils parlèrent tous auRoy,non comme Ambassadeurs, mais comme Députés, la teste nue. Ilne connoit pas bien la Tuilleric,puis qu’il dit, que cet Ambassadeur avoitcédé chez luy la place d’horanetir aux Ministres de Brandebourg, qu’il ditn’avoir esté qae Députés. Ce Ministre fçavoit trop bien son mesticr,pour faire une faute de cette nature. C’est bien hors de propos auslyqu’il parle de l’honneur,que Mr s. Colbert, ALilet, Sr. Geran , Furflemberg,Vaugujon , Versus &c. ont fait aux Ministres de l’Electeur de Brandebourg,veu que ny les uns ny les autres n’avoient point le caractère d’Ambassa-