H6 l’Ambassadeur et
vant te sentiment des barbares ; de sorte que ceux qui les violent íont pi-res que les barbares, a. Elle estend la protection du Droit des Gens jus-ques aux Ministres du Second ordre, St mesures jusques aux ssígents, quine font point Ministres caractérisés. Ce qu'il faut bien remarquer contrela Cour dejusticc de Hollande, laquelle agissant contre les maximes esta-blies du consentement universel de tous les peuples, voulut bien sousteniren Tan 1644. que la réglé qui dit qu’on ne peut user de contrainte contre- le Ministre Public, ne devoit estre appliquée qu à ceux qui ont le caractè-re d’Ambassadeur, Sc non aux Ministres du Second ordre. Du moins sielle estoit encore en cette erreur en ce temps là, elle en doit estre détrom-pée depuis l’an 1651. & elle ne devoir pas en l'an 1675. proceder contre lcRésident d’un Prince Souverain , allié de cet Estât, & le faire arrester pri-sonnier , sans information précédente , & fans les autres formalités quifont nécessaires , meíînes à l’emprifonnementd’une personne particulière»
3. Les Estais traittent d’iníolents, d’enrportes Sc de difìolus ceux qui osentoffenser ou injurier les Ministres Publics , direïlement eu indirectement :dont on peut juger ce qu’on doit dire de ceux, qui offensent St outragentdireílement indirectement le Ministre Public d’un Prince amy & allié del’Estat, d’une manière inouïe , & qui n’a point d’exempse dans J’histoire.
4. Les Estatsdc Hollande ordonnent expressément, qu on respecte ses Mini-stres Publics, non seulement en leur personne ; mais auíïy en leur Aíaifon } cnleurs l^alletSy en leurs carojfes. 5.Tous ceux qui agissent ain fy directementcontre la-déclaration de Messieurs les Estats de Hollande, font voir,qu’ilsont un dernier mépris pour ta derniere indignation , dont ils menacent lestrangrefseurs dslcur ordonnance. 6. Nc doit on pas mettre au nombredes violateurs du Droit des Qens , Si des Perturbateurs du repos publieceux, qui fous quelque prcteSte que ce soit, font insulte Sc injure au Mi-nistre Public, au préjudice de leurs défenses expresses & rigoureuses ? Jenc remarqueray point icy que la déclaration ne distingue point entre lcMinistre né dans le pais St l’cstranger; quoyque les Estat4.de Elollandencpuisent pas ignorer le démcslé , que Spiring avoit eu pour cela avec laCour de Justice. J’ay traitré cette matière íi amplement cilla Section it.qu’il ne s’y peut rien ájouster.
Les Turcs disent, que deux raisons les obligent à souffrir, que lesPrinces Chrcsticns ayent leurs Ministres à la Porte : la première, afin qùele Grand .Seigneur ait à qui íe plaindre > Sc à qui s’cn prendre des infra-ctions des traînés ; Sc l’autre asm d’avoir des ostages pour l’cxccution destraînés, fis en usent â la Turque, comme on dit, Sc dans l'aversion que leurférocité a des Chrcsticns, ils nc craignent point d’osscnsei les Ministres des
Sou-