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Premiere partie.
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ses Fonctions. Lïv. I. #7

Souverains, qui résident auprès d’eux ; mais il faut considérer qne c'estcontre leur Loy ; 1/ Alcor an défendant expressément d'offenser l'Elchi, c’cstà dire le Ministre Public: & que ceux parmy les Turcs qui ne s’aban don-nent pas tout à fait à leur bestialité, avouent que les Ministres Publics doi-vent trouver leur seureté, mesmesau plus fort de la guerre, & qu’ils n’outra-gent point k Ministre, qu’aprés qu’ils ont perdu la crainte &le respect pourle Maistre. Ils ont bien témoigné, qu’ils ne font pas insensibles à l’cndroit,où le Prince, qui ne veut pas prostituer fa réputation, doit estre extrême-ment sensible, & qu’ils ont feeu se resièntir de fourrage qu’onfaifoit à leursAmbastadeurs. Selim II. s estant ouvert le chemin á la conqueste del’Egipte par celle de l’isle de Chypre, y trouva d’abord d’aísés grands ob-stacles, parce que les rencontres continuelles a voient tellement éclaircyfes troupes, qu’il n’estoit pas en estât de sure des progrès fort considé-rables ; c’cst pourquoy il auroic volontiers persuadé Tomumbey, Soldan ouSultan dTgypte, de sortir de la guerre par un bon accommodement. 11luy envoya pour cet effet fes Ambassadeurs-, mais les Arabes, qui servoienpdans l’armée àçTomumbey, croyant qu’ils ne dévoient plus craindre Selim,hs maffacrer.ent,èiTomiimbey, qui ne pouvoir punir des gens, qui ne sça-voient ce que c’estoit que de discipline, fut contraint de dissimuler cettehorrible violence. Mais Selim, qui avoir esté renforcé d’tm nouveau se -cours d’autreí Arabes, donna la bataille à Tornumbej , le défit, & l’ayantfait prisonnier aprés le combat, il luy reprocha le meurtre de fes Ambastà-deurs, & l’ayant fait cstrangler par deux bourreaux, il fit prendre le corpsau gibet. Tomttmbey n’approuvoit point le meurtre des Ambastadeurs,mais en ne le punissant point, il en devint tomplice, & justifia le ressen-timent de Selim, puis que scion le dire du Prince Maurice de Nastàu, onnepeut punir avéetrop de sévérité celuy qui viole le Droit des Gens . Il ne ledisoit qu’à l’occasion d ! un tambour ou d’un trompette, sur lequel onavoittiré. Que n’auroit il point dit de ceux, qui perdent tout le respect qui estdeu d un Prince Souverain, & à son alliance, font d son Ministre un plus crueloutrage,que s’ils l’eustent fait mourir?

Tous les Souverains l’entendent ainíy, & ont puny avec sévérité lesoutrages, que leurs sujets faisoient aux Ministres Publics. En l’an 1601 .Soranz,o, qui revenoit de son Ambassade l'Espagne, en passant par Barce-lone, où il devoir s’embarquer , eut un grand démeslé avec un faiseur decuir doré, qui ne savoir pas bien servy à sa fantaisie. Le Marchand Espa-gnol blcsta i’Ambassideur de Venise tresdangereusèment à la teste & aubras, & craignant la Justice il se jetta dans une église, qui est en EspagneLa retrartte ordinaire des assassins. 11 pretendoit jouir de la protection

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