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Premiere partie.
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5<5q jl’ Ambassadeur - et

pourquoy on íe fit embarquer dans te vaisseau du Capitaine Haukins, quile mit à terre à Calais. On ne peut nier, que les Ambassadeurs, qui se fontauteurs ou complices de trahisons, qui menacent d’un péril e minent la viedu Prince, auprès duquel ils résident, ou [‘Estât d’une révolution, inévi-table ou apparente, sortent de la Sfere de leur fonction , & que n’estantny ennemis couverts ny espions honnorables, mais traistres, dont on nefc peut garder, violent leDrott des Gens, & ne doivent plus jouir du pri-vilège du caractère. Ce qui est aufly indubitable, comme il est incertain ,non com ment le Prince offensé peur , mais comment il en doit user. Sça-voir s il doit punir le traistre luy meíìnc , ou s’il doit encore considérer enfi personne celle du Prince qui (‘employé. Les Princes, à qui if reste ungrain d’honneur , ne souffrent point qu on outrage leur Ministre, pourquelque cause, ou sous quelque prétexte que ce soit , parce quils jugentqii’òn leur doit-ce respect , que de leur laisser la connoissanee & le chaste-ment des crimes de leur Ministre, & qiEon s’en doit plaindre a eux, afistqu'en faisant Justice , ils puissent donner satisfaction au Prince , qui la leurpeut demander. En quoy il y a -sautant plus d’apparence de raison, queíì onlaiss aux Princes la liberté de proccdcr contre l’Ambaífideur qurne-gotie avec eux > pour quelque cauíc ou sous quelque couleur que ce soit rb personne de l’Arnbastadt ur nc fera jamais en íenreté; parce que ceux quivoudvont s’err défaire, ne manqueront jamais de pr. texte : & par ce mo-yen le Prince, qui ne peut protéger son Ministre contre toutes foires d’in-soltes, ne po-arra jamais estre bien fervy. Philippe U. so trouva tellementoffenié de la violence, qu’il d i soi t avoir esté faite à son Anrbastadcun qu’iînc voulut point voir GmlLwme'^Jaad , que la Reine Elisabeth- luy en-voya, pour faire des plaintes contre Mcndoss, & pour vérifier la nécessi-té, qui l’avois obligée à le faire sortir de ['Angleterre. ’Waœd sortit auflytl’Espagne ; parce que le Roy [‘ayant renvoyé air Conseil, il dit, qu’il a-voit ordre de s‘adresser an Roy , & puis qu’il ne le vouloir pas-admettre *d rt’avoit plus rien à faire en Espagne,

• Jc ne sçay sien route ['histoire il <ê trouve un seul Prince» qui custtant d'emi nentes qualités que ie Roy EIenry I V.Lr à qui la postérité ait don- »né & conservé le surnom áe Grand avec plus de Justice. On peut dire,que la c on qu este du Royaume de France en fait pas íà plus grande gloire,rrì.us que h s >'ix ou douze années de paix, qui rendirent à la France le luRtre » qu’ellc avoit perdu depuis 1e traitté de Cbaftcau en Cambre-sis, Le depuis la mort de Ffcnrylí. qui le fuivit de prés, firent bien.connoif-tre, que les vertus qui conservent valent bien celles qui font les conquef-lese il; avoir bien autant dc ckmence, de Magnanimité & de prudence que

de cou-