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Premiere partie.
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ses Fonctions Liv. I. 5^5

tic courage, K e’est dont je marqueray deux ou trois exemples propres pourJe sujet de cette Section.

A prés la mort de la Duchestè dcBeaufort, IeRoy prit de l’amour pourla Demoiselle d’Entiagues, qui estoit une des belles, & aufly une des ruséesfilles de son temps. Elle faiíoit la pretieuse,& sc voyant prcfl'ée par IeRoy,elle iuy dit, qu’elle ne Iuy osoit rien accorder, si le Roy ne luy faísoit unepromesse de tparrage. Que ce n’estoit pas son intention de s’en scrvir;mais qu’elîe luy étroit nécessaire » pour contenter son pere &. ses parents.Le Roy luy en fit une : mais il ne laiíïa pas de sc faire scparer de la ReineMarguerite, par l’intervention del’autorité du Pape, & de sc marier,fansque lad’Entragucs y formast opposition, & on n’cntcsdit parler de la pro-mette qu’aprés la naiíïànce du Daulfin. Je ne diray point toutes les par,-ticularités de cette intrigue, mais seulement que le Comte de Taxis,&âpresiuy Don Bahhafar deZumga, Ambassadeurs d’Espagne, gagnèrent le perede la Deirroiíèlîe, & complotterent avec iuy, Sc avec le Comte d’Auvergne,ou Duc d’Engoulesine , de ks faire paíscr, avec scs enfants, en Espagne.Les Ministres d’Espagne ne pouvoient point avoir d’autre intention, que dcfaire croire, que le mariage, que le Roy avoir contracté avec Marie de Medi-cis, aupréjudice de fa promesse qu’il avoir donnée à la d’Entragucs, n’estoitpas légitimé, ôi ainly que le Daufin, 6c ks autres Pnnees, qui en naistroient,nc pouvoient pas succéder à la Couronne. C’estoit jetter la France dansla derniere confusion, en disputant la naissance à l’heritier presomtif duRoyaume. II estoit impossible de filer une trahison plus dangereuse. Onfit k'proeés au Ducd’Engoulesmc,au pere &àla fille, & on eut des preuvescouvaincantcs des traihisons des Ambassadeurs d’Espagne, & cependant leRoy ne voulut point, qu’il y fust seulement paris; de leur maistre.

Le m-.-sme Don Bail h*far de Luntga, Ambassadeur d Espagne, pra-tiqua en pleine paix Jean d'rílagon de Mer argues, pour faire rendre la villedc Marseille au Roy Catholique. Ce gentilhomme estoit originaire duRoyaume d’Aragon, mais ses prcdeceíîcurs s’estoient establis en Proven-ce, où il avoit deux galères entretenue.® » & il estoit Procureur Sindic dela province. Un forçat, à qui il avoit confié son deflein, le révéla au Ducde Guisc, qui en donna advis à la Cour. On k veilla si bien, qu’on.lcsurprit avec Brtmeau, Secrctaire de Don Balthafar , & on les arresta tousdeux prisonniers. On trouva fous les Jarrettiercs de Uruncau un dis-cours, qui contenott les particularités de i’execution de Tentrcprisc : deforte que sc voyant convaincu, & pris cn flagrant dciict, il ne fit plus dcdifficulté de confesser toutes les circonstances de la trahison. Le Parle-ment fit le procès à Acrargues, qui eut la teste trenchée cn grève, Se Bruneau

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