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Premiere partie.
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ses Fonctions. Liv. I. 6q;

de leur Maistre ; parce que leurs inquiétudes ne leur en donnoient pas lcloisir : comme ‘Don Alfonfe de la Cueva , aprés qu’on découvert d Venisela trahison, où il avoit eu tant de part, qu’il avoir sujet de craindre le res-sentiment du peuple. Il y a de l’apparence, qu’à l’ávenir les Princes, quienvoyerent leurs Ministres à la Haye , prendront pour leur seureté lesmesrnes précautions, qui leur font nécessaires.

Tout ce qui a esté dit jusques icy doit principalement estre appliquéaux Ambassades ordinaires \ veu que les extraordinaires finissent avec lanegotiation de 1 assure qui fait le sujet de l’employ de l’Ambassadeur. Onen trouve des exemples partout, où on voit qu’ellcs ont esté la pluspartfort courtes, & mesines qu’il y en a dont les affaires ont esté réglées enmoins de vingtquatre heures. ‘Philippes de Commines racconte,que Lou-is XI. jugeant qu’il devoir profiter de l’occasion de la guerre, que Char-les, Duc de Bourgogne, faisoit aux Liégeois, &c quilpouvoit cependantattaquer feulement le Duc de Bretagne, qui avoit esté l’un des principauxacteurs en la guerre du bien public, envoya à Charles le Cardinal de Ba-lûe & leConnestabledeSt. Pol. Ces Ambassadeurs dirent au Duc de Bour-gogne, que les Liégeois estant compris au traitté, que le Roy leur Maistreavoit fait avec le Duc, il ne leur pouvoit faire la guerre, sens violer la paix,s’il ne permettoit au Roy de faire la guerre au Duc de Bretagne. Que lcRoy abandonneroit les Liégeois, si le Duc vouloit abandonner le Breton.Charles répondit, que la guerre, qu’il faisoit aux Liégeois, estoit défen-sive à son égard. Que c’estoient eux qui avoient rompu le traitté, pourl’observation duquel ils luy avoient donné trois cens ©stages , & qu’il nepouvoit souffrir, que le Roy fist la guerre au Duc de Bretagne, qui estoitson allié. Ces ^Ambassadeurs firent leur affaire , & furent d'epeschés enfort peu cCheures. Charles leur dit, en les congédiant, qu’il alloit combattreles Liégeois: que s’il estoit défait,le Roy en pourroit user à i’égard du Ducde Bretagne, ainíy qu’il le jugeroit à propos : mais austy s’il en revenoitvictorieux, que le Roy laisseroit bien le Breton à repos. Ce n’estoit pasla maxime de Schach Abas^ Roy de Perse, qui disoit, qu’en dépeschant lesAmbassadeurs avec tant de précipitation, on ne les traittoit pas en Mini-stres,mais en couricrs. Le Duc suivit celle de nostre Seigneur d’Argen-ton,qui juge, qu’il faut renvoyer promptement les Ambafladeurs des en-nemis déclarés ou couverts.

Lors que le feu Roy d’Angleterre envoya l’Ordre de la Jarretière auPrince Henry de Nassau, le Résident, qui estoit de se part auprès des E-stats des Provinces Unies,eut commission d’assister à la cérémonie en qua-lité d’Ambassadeur Extraordinaire, comme il fit ; mais il sc dépouilla du

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