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Premiere partie.
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6^4 l' Amïassabhur ex

caractère le mefine jour. De mesme, les deux Evesques, qui assistè-rent au mariage d’Vladíslas Roy de Pologne , comme AmbassadeursdesDucs de Neubourg cir de Aí.intoiie , n’curcnt le caractère que ce jour là.Apres la paix de Vcrvins l'Archiduc envoya i Paris le Duc d’Arfchot,-P Admirant d’Arragon, le Président Richardot, le Comte d’Aremberg,Don Louis de Vciaíco & l’Audiancier Verreycken, pour voir jurer l’cxe-cution & observation- du traitté- Incontinent aprés les cérémonies, Ri-chardor & Verreycken s’en retournèrent à Bruxelles, &les autres quatredemeurèrent à Paris; mais leur car a Elere d’Ambafadeur cessa , & ils ne.Rirent plus considérés que comme des ©stages, pour l’asseurance de la-re-stitution déplacés, que le Roy d’Efpagrte tenoit encore en France. LePrince peut révoquer son Ministre quand il luy plaist, & le Prince, aupré.duquel le Ministre résidé, peut aussy faste instance à ce qu’cm lc révoqué,lors que/a conduite luy est suspecte ou desgréable. Mais un Prince, quin’est ny le Maistre du Ministre, & qui n’a rien à negotier avec luy , nepeut obliger le Prince qui l’employe á le révoquer, fans entreprendre furfa Souveraineté, & fans fè donner dans une Cour estangere une autorité,qui ne luy appartient point. Jean François Belletia , Sénateur de Turin ,faifoit les affaires du Duc de Savoye à Munster, conjointement avec leMarquis de St. Germain, non comme Ambassadeur , mais comme Minis-tre subalterne. Il déplaisoit à la Cour de France ; parce qu’on y avoitadvis, qu’il vouloit faire mettre fur le tapit l’affaire depignerol: c’cstpour-quoy elle lit p rester la Duchcstè Rcgente de Savoye de le révoquer. Ellefut fort offensée, comme d’unc chose quitouchoit la Souveraineté du Prin-ce son fils, qu’elic disoit avoir en depost, pendant la Régence & la mino-rité du Prince. Le Marquis de Planezza, principal Ministre ds la Cour deTuriij^ dit au Marquis du Pleslis-Pralin , qui commandait les armes deFrance cn Italie, que la Duchessefc verroic plustost réduireaux dernieresextrémités, que de souffrir qu’on dormaft cette atteinte à la Souverainetédu Prince son fils. La Reine Rcgente de Franae ,,ct le Cardinal Maz-zarin, passmt par destus toutes ces considérations, révoquèrent le Sivd'Aiguebonne, Ambassadeur dc France à Turin, ct refusèrent dc donner.iiidrauceàl’Abbé de Vernie, Ambassadeur de Savoye. La Dtichestc avoitune armée Françoise dans lc coeur de son pais, & le Cardinal, potn l’inti-mider davantage , faifoit courir le bruit, qu’on y faifoit encote passerJ’autres troupes. L’Abbé eu donna advis par un exprès , & achevait’aîhrmer la Duchesse cn lotte , que pour ne pas entrer cn rupture avecia France, elle résolut enfin dc. révoquer Belietu. Toutefois afin- quecela íè fi st avec quelque réputation pour clic ct. pour luy, elle Teservit du prétexte dé l’Ambassade, dc Pologne, où elle l’envoya, pour

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