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Premiere partie.
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ses Fonctions Liv. I. 649

à ía Diète, & contraignirent le Roy de désarmer, & de lirentier toutes lestroupes estrangeres, dont il prctcndoit faire un corps de vingtcinq millehommes, qui avec les amis & les partisans, qu’il avoir dans les troupes dupais, euísent pû faire un préjudice irréparable à la liberté Polonoise. Cestpourquoy Yrtepolt, voyant qu’il estoit impossible de porter cette nation àía rupture, prit son audiance de congé. Dans cette audiance le Roy le fitChevalier, en la prefence de la Reine & de toute la Cour. Il voulut quele nouveau Chevalier chargeast les armes de fa famille d'un aigle & d’uncgerbe , qui font les armes de Pologne, & de la Maison Royale de Suede,dont 1c Roy estoit íorty. C’est un des principaux ornements de la pre-mière Noblesse de Venise , parmy laquelle 011 distingue ccuxcy, qui pa-rodient en public avec une estolc, & à cause de cela on les appelle Cheva-liers de teftole . En l’an 160Z. les Ligues Grises envoyèrent lept Atnbafa-deurs à Venise , pour voir jurer l’observation de l’alliance, qui avoir estefaite entre ces deux Républiques. Le ferment se fir dans la fille du GrandConseil, & lors qu’ils prirent leur audiance de congé, le Doge les fit toussept Chevaliers, en leur donnant un coup fur l’epaule & fur la teste, pen-dant qu on leur chaussoit des espérons dorés, & on leur donna à chacunune chaîne d'or, avec une médaillé, de la valeur de cinq cens eseus.

A Venise les défenses sont tresrigoureuscs contre ceux qui reçoiventdcsbcncfices, ou qui prennent des pensions d’un Souverain effrangermaisla République, bien loin de s’offeníer des présents qu’on feroit à ses Am-bassadeurs, ou de leur défendre d’en recevoir à la fin de leur Ambassade,trouve mauvais qu’on ne leur en fasse point, & les obligeroit à rendre com-pte de leurs actions, qui les auroient rendu indignes de la bienvueillancedu Prince, qu’ils viennent de quitter. Antoine Foscarini, celuy qui futdepuis estranglé dans la prison pour crime d’Estat, dont il fut trouvé in-nocent, avoit esté six ans Ambassadeur à Londres, & íçachant qu’on avoitfait de fort beaux présents à ses prédécesseurs, il s’en promettoit un pourle moinsausly considérable, que celuy qui l'on avoit donné au dernier Am-bassadeur , qui n’y avoit résidé que trois ans : mais il fut bien estonnéde voir qu’on luy en apportoit un qui ne valoit que la moitié. II s’enplaignit ; ma's on luy dit, que c’estoit la volonté du Roy, qui avoit réduitla valeur des présents àla moitié, & il n’cn fut autre chose.

Comme le Prince, qui fait un présent à l’Ambastadeuràla fin de soncmploy, considéré non seulement la personne du Ministre, mais austy cel-le du Souverain qu’il represente : ainsy l’Ambassadeur, en acceptant leprésent, doit bien avoir autant de considération pour l’interest de son, /. "Part. N n n n maistre,