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Premiere partie.
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óyo l’Ambassadeur, et

maistre, & pour la satisfaction qu’il remporte de son Ambassade, que pourcelle qu’il laisse de sa conduite dans la Cour où il a servy. C’est pourquoyon voittantd’cxertiplesd’Ambassadeurs,& des plus civils & des plus enten-dus, qui ont refuse les présents des Princes, qui n'avoient point répondu àce que le Ministre avoir sujet de se promettre de sa negotiation. O&avianBon, Ambassadeur Extraordinaire de Venise à Madrid, n’ayant pû se fairefaire Justice de quelques déprédations, que les Espagnols avoient faites furles sujets de la République , & voulant témoigner le peu de contentementqu’il remportoit, refusa le présent qu’on luy porta de la part du Roy.

Apres que la ligue de Cambray eust este conclue entre le Pape JulesII. L’Empereur Maximisait, Louis XII. Roy de France, & Ferdinand le Ca-tholique, Louis fit dire à Antoine Condolmer, Ambassadeur de Venise, qu’ilne desiroit point qu’il le suivist au voyage d’ítalie; mais qu’il allast à Lion,où il luy ferrit sçavoir ce qu’il auroit à faire. Le Roy luy envoya en mes-ure temps un fort beau présent. Mais dautant qu’on ne fait cette civilité auxAmbassadeurs quelops qu’ilspartent, Condolmer, qui jugeoit bien par làqu’on luy donnoit son congé, ne le voulut pas accepter, & dit, qu’il yallott de fa vie, stl recevoit ie présent d’un Roy, qui alloit faire la guerreà la Repubhque. Apres que le Lord Hollis, Ambassadeur d’tsíngleterreen France, eust pris son audiance de congé en l’an 1666. le Roy luy envoyaun diamant de la valeur de vingteinq mille livres. Les deux Rois alioiententrer en guerre , à cause de celle que le Roy d’Angleterre faisoit auxProvinces Unies ; c’est pourquoy Hollis refusa le présent. II dit qu’il n’es-toit pas venu en France pour s'enrichir, & d’ailleurs qu’on ne luy avoir pasdonné satisfaction touchant I’assront que la Princesse de Cangnan avoitfiit à fa femme. On luy représenta , une c’cstoit une marque de l’cstimeque le Roy faisoit de sa personne, & que c’estoit une coustume en France,où on ne pouvoit refuser le présent du Roy sans incivilité. Ce n’estoit pasune en l’Estat, où estoient les affaires entre les Deux Couronnes - . oùl’Am-br.ssideur cn pouvoit bien faire une à l’égard d’un Roy,qui n’estoit pas amyde ion Maistre.

En l’an Clouent VIII. envoya Jean François Aldobrandin, sonneveu , en Espagne , pour tascher d'obliger le Roy à envoyer un puissentsecours contre les Turcs cn Hongrie. II fit fort peu de séjour à Madrid,& lors qu’il cn voulut partir, le Roy, le Prince & l’Infantc luy voulurentfaire des présents fort considérables, mais le Pape luy avoit défendu d’enprendre. Le Pape ne voulut pas, que ses parents fussent obligés aux Cou-ronnes, & comme il ne fut point de présents fort magnifiques aux Am-bassadeurs, son incivilité ne faisoit point de conséquence.

Ces