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Seconde partie.
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44 L’Ambassabçu* èt

avoitfakccmefíàge. Le Royluydit, qu’iln’cnavoitpoint áéeonnois-sance; mais que les actions des Ministres du Pape avoient tellement irritéion peuple,'& particulièrement les grands Seigneurs, qu’estant prests de sprçndté les armes contre luy, il jugeait que la ,viedn Nonce n’cstoft pas ehseureté. Surcelale Noncefuppiia le Roy dçluy donner une, personne de,qivalitéqui le conduisist.feurement jusques à Douvres rimais le Roy luydonnoitsc diablei, qui le conduirait en epfer. II luy donna pointant ungentilhomme,qui le conduisit jusques au lieu de son embarquement.

L , AmhafIadeur,.soitqju , ilnegotiepar mémoires, ou qti’il traitte de ,bo.iusie» ne doit pas faire l’Or3teur,ny se piquer d’eloquence^ son discoursfi^fon raisonnement doivent estre forts &(uccínts. Ccluy qui fe piaistàscfairêéfcouter,ouquiseplaiftà s’écouteiluy mesme: quifaitdes haran-gues, & qui propose plusieurs partis, se coupe souvent, ou fait des ouver- -turçs,qujriepeuveutpascstrc agréables à son Prince. Le mot de dicerie ,que les Italiens donnent àcettesortede discours, en exprime merveilleu-sement bien la vanité. Il faut en avoir beaucoup, pour se pouvoir imagi-ntzr,qu'on aieul astés d'eiprir , pour pouvoir faire entrer dans ses senti-ments, non un amas de peuple, qui est facilement pris par les oreilles,maiscinq ou six Ministres, qu’un Roy habille choisit parmy ceux de son Con-seil, pour conserver scs interefts & fa réputation contre les prétentions desestrMgers. La force des raisons se perd dans le nombre & dans la con-fusion, & outre que ce flux de bouche fait mal au coeur, c’est donner laquestion a Tesprit, que u'entreprendre de Iscntraisner par force,au lieu deleramenerparu'ne volence douce ^insinuante. J’ay dit en la 7. Sectionde (a premierepártie de ce traitté, que les Négociations du Cardinal Dof-fatjìi Au PrtfidttitfeabKmfonx presquesoûlescapables de former un par^fast Ambassadeur, & f c n ay donné des preuves, 4 ors que V occasion s’en estprefentéej.& comme elle s’offre astés belleiey, je marqueray encore un en-droit, qui luy donoedeux leçons impôt tantes. Dej/âr n’estoit«ncor-equeMinistre de France, quand le Pape Clement VIII. luy parlade la paix, quele Roy Henry devoir faire avec le Roy d’E'pagnc, & de la conqueste def Angleterre, que Phil'ppe II. devoir entreprendre. Et fut ce que Dof-fat luy reprefenta, que le Roy ne pouvoir pas manquer á ballianee, qu’ilvenoitdefaireavcc laReined'Angleterre, lePape sc laissa esc happer de labouche des maximes pernicieuses, & indignes de tout homme de bien,Surquoy Dojfat, en esc rivant a Villeroy du 1. Fevrierif97.dir,qu’il p’avoitquqtropàrcpliquei atout cela,mais qusil estimoit ne sc devoirpas arrestercnunJieusigJissant.lníLuísàmpavli tous ks Ministres,-Le leur enseignant,

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