,jo L’Ambassadeur et
fencede la negotiatìon, il n’y a point de préceptes ny auffì d’exemplesàdonner; parceqit’clle change avec les affaires que T Ambassadeur a à nego-tier, qui font infinies & presque toutes d’une différente nature, Toute-, fois comme l’Ambassadeur ne doit pas feulement conserver les iiiterestsdefon Maistre, mais áuffis’employer póurceux de ses sujets, j’estimè quel’Ambassadeur y peutfaire quelque distinction, & qu’ildoitfuivrele Con-seil, que le Cardinal de Florence donna, à Dossat en fan 1^9. Henry IV. fai-' soit faire des instances conánué!!cs,pour faire transférer l’Archevesque. de Bourges à l’Archevefehé de Sens. Ce Prèjat avo-it donne l’abso.luîsonduRoy à 8. Denis, Lc estoit par là devenu l'averfion duPape, qui croyoitq'u’iî eust entrepris fur son autorité ; tellerçieqt qu‘a peine pouvoit il souffrir' qu on Itiy en paílast. Le Cardinal, qui fçavoit que le Pape ne coníen.ti-roit jamais à cette translation, s’il n’y estoit forcé, dit à Dossat, qui la fol-licitoit, qui tontes les affaires ne fe dévoient pas traitter d'une mefmefaçon .Qyyil falloit traîner comme particulières celles des particulières,& celles du\Roy £$ du Royaume comme Royales & publiques. Parce que bien souvent,en obtenant une faveur pour des particulières,on sochargeoit d’une oblî—Dation, que l'on devoit réserver pour des occasions importantes. Cetteremonstrancefit une si forte impression dans l’eíprit du Roy, qu’il désistaode la poursuite, qu*il avoir fait raire pour l'Archevefque. L’Ambaffadeur‘ «n poúrra faire son profit, s’il le juge à propos.
Section IV.
L AmhajsadeUr ne se doit point mesíerdes affaire $Do-mejliques de l'ËJlat 3 ou il negotie.
L A Reine Elisabeth, dònt les plus sages Princes peuvent emprunterdes exemples de prudence & de circonspection, en voulant en Tan1570. envoyer François Walstngam a la Coup de France, luy recom-manda particulièrement lesinterests de ceux dé la Religion Reformée.. Oestoit une affaire domestique & tresdelicate : de sorte que bien qu’eilela mist entre les mains d’un fort habille horîime, elle ne Jaiíîa pas d,^lecharger d’une instruction, qui vûuloitfaire crosse, que ce n’estojpque; par un excés d’affection, que la Reine ayoit pour la pe’rsonne.du^jstoy,' «
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