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Seconde partie.
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«t L’Ambassadeuk et

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Tous !cs Ministres doivent suivre ! exemple de ce Nonce, &s*i!s font pré*Venus par les ordresde leúrsMaistres,il doivent bien estudier l'bumeur duprinc e à qui ifs ont à parler, & choisir, des termes, qui, ne puissent pas of-fenser. Il n’cst pas bien facile de déterminer, s’il y avoir plus de crime ouplusd’inaprudence en la conduite» que le Duc de Bouillon tint âpres 1»piortduMarescIialdeBirori: ousi le Due avoitplusde sujet de fe défierdes intentions du Roy Henry IV. ou bien de fa propre conscience. Pen-dàntqu’il secoridamnoirvoíontieremeht à un exil de plusieurs années: laReine d’Angleterre, & la pluspart des Princes Protestants d’AUemagneîntercederentpourluy auprcs du Roy, qui reçeut les Ministres des uns’ávéc chagrin, & des autres avec indifférence, mais il donna une réponsetresfayorable aux Députés des Cantons Reformés, qui joignirent leurscffficesà ceux des autres Potentats. Les intentions de fes bons Compè-res ne íuy pouvQÍçnt pas cstre suspectas, & leurs prières estoient íî fourni-fèá, que le Roy leur voulut bien répondre par cfcritr Que leur intereesi»fion luy éstoit agréable; párce qu’ilne fÇavoit pas feulement, qu’ils estoi-cnt persuades,de rínnocence du Duc» mais aussi que c’estoic i’affection,Wilsavoient'p.ourlebien dé son Estât, qui les faifoitparler. Quilleurcnrçavoitbon grê, &qu’iííes enremercioit. Qu’ils dévoient fçavoir, queíè Duc de Boitillon-n r cstoitpas siinno-centqu’ils croyoient, & qu’il estoícî>ien.marrydenepouvoir, pas faire pour bamour d’eux ce que fans celaisferoitpar inclination : mars qulls pouvoients'asseurer, que le Duc pou-Vòit.én touix feureté, avoir recours ou à fa justice, ou à fa clemence, &qu’ii trauveroit son repos &sa satisfaction éní'uneou en l’àutre.

Les Souverains ont tousjours de l aves sion pour des offices de cettenature»parce que c’est une efpece de protection,queles estrangers donnentaux su jéts, & qu’il semble qu'ils v uei lient prend re part au gouvernement deÏEstat ouils emplòyent leurs Ministres. Le Marquis de Fontenay Ma-ríieil, estant AmbassadeurdeFraúrce âRome en l'an ió+r.avoitànegotíer,entre les autres affaire s; Faces mm o de ment du diffèrent, qu’on avoit ayeeIc Duc de Parme pour le Duché de Castro: mais lors que l'Ambasiàdeutcommença à en parler, le Pape Iuy dit, qu’il entendoit qu e le Duc sliumi-liast en personne. Que ce feroit cbun pernicieux exemple, de souffrirqu’un sujet traittast du pairavec son Souverain, & qu*il pretendist luy faireparler décomposition &d*accord»parl 5 entremife d’un tiers:qu’il desiroir,que le Duc luy mcsoìeluyrendit l’oberffance & la soumission qui luyéstoitderié» s cflon n oti bien fonde voir, cjtfe le Roy de France pretenáoìt, que

JkfsuJets d'un antre Souverain en tisajfwt dune maniéré, qts.il n’avotepat■ ‘ ' ,| ' ' ' " ..■ v«»l»